Publié le lundi 26 janvier 2009

Ottawa
Un discours du Trône sans surprise

26 01 2009

( La Presse Canadienne Karine Forin ) - Après un hiatus de deux mois, les travaux du Parlement fédéral ont repris, aujourd'hui, par la présentation d'un discours du Trône d'à peine quatre pages dans lequel le gouvernement reconnaît que la crise financière mondiale qui «empire» l'a forcé à revoir ses priorités.

La brève allocution, lue dans l'enceinte du Sénat par la gouverneure générale Michaëlle Jean, ne contient pas de nouveautés. Le gouvernement se contente de répéter qu'il entend faire de la relance de l'économie «le point central» de son action au cours de la prochaine année.

«Les Canadiens ont devant eux une année difficile - voire peut-être plusieurs années difficiles. Face à cette incertitude, notre gouvernement a élaboré un plan clair et ciblé. Notre gouvernement dépensera ce qu'il faut pour relancer l'économie et fera les investissements nécessaires pour préserver notre prospérité», peut-on lire dans le discours.

Au cours des derniers jours, les conservateurs ont donné des indices sur ce qu'ils entendaient faire pour venir en aide à certaines industries (automobile, foresterie, tourisme, culture), pour aider les travailleurs ou pour moderniser les infrastructures du pays.

Les détails sur ces programmes, élaborés après des consultations avec des experts, ne seront toutefois connus que mardi au moment du dépôt du budget par le ministre des Finances, Jim Flaherty.

En plus des dépenses visant à stimuler l'économie, ce document très attendu contiendra vraisemblablement des baisses d'impôt pour les contribuables et les entreprises. Le gouvernement a d'ailleurs confirmé lundi dans le discours du Trône qu'il souhaitait favoriser «les dépenses privées».

On sait d'ores et déjà que le ministre Flaherty prévoit un déficit de 64 milliards $ pour les années financières 2009-2010 et 2010-2011.

Outre l'économie, le gouvernement Harper entend travailler sur les «autres priorités» qu'il avait identifiées dans son discours du Trône de novembre dernier, y compris la justice criminelle, la réforme du Sénat et l'augmentation du nombre de sièges à la Chambre des communes.

Le premier ministre Harper était aux côtés de la gouverneure générale pendant le discours auquel assistaient entre autres les juges de la Cour suprême et de nombreux députés, massés à la porte de la Chambre haute.

Le gouvernement avait toutefois limité au minimum la pompe et le cérémonial. A l'évidence, l'allocution n'était qu'une formalité marquant la reprise des travaux des députés et sénateurs.

Ceux-ci avaient été suspendus le 4 décembre dernier à la demande de M. Harper, qui tentait d'éviter la chute de son gouvernement au profit d'une coalition des partis d'opposition.

Même si la menace semble aujourd'hui moins pressante, elle n'est pas tout à fait écartée. Puisque son gouvernement est minoritaire, Stephen Harper aura en effet besoin de l'appui d'au moins une formation adverse pour conserver le pouvoir.




Le D'Auteuil
L'édifice fera peau neuve

26 01 2009

( Radio-Canada.ca/Québec ) - Radio-Canada a appris que l'édifice qui abritait autrefois le bar et la salle de spectacle Le D'Auteuil sera finalement restauré. Le bâtiment, construit en 1822, est à l'abandon depuis 2001.

L'annonce de la restauration de l'établissement devrait être faite à la mi-février en marge de l'événement Horizon-Culture.

Il faudra cinq millions de dollars pour réaliser les travaux qui permettront d'y installer une école pour les jeunes de la rue qui fréquentent la Maison Dauphine.

Le D'Auteuil, un des plus vieux édifices néo-gothiques du Canada, est classé monument historique depuis le milieu des années 60.




Québec
Collision mortelle entre un train et une camionnette

26 01 2009

( Le Journal de Québec avec La Presse canadienne ) - Une collision entre un train de Via Rail et une camionnette a fait un mort, vers 10h30 lundi, à Québec.

Le véhicule circulait sur la rue Plante, dans le secteur de Vanier, où malgré les feux d'avertissement qui clignotaient et la barrière de sécurité, le conducteur a continué son trajet et a été frappé de plein fouet par la locomotive.

Le véhicule a été littéralement encastré dans la locomotive et son conducteur, un homme, est décédé sur le coup.

Le train de passagers a mis plusieurs centaines de mètres avant de s'immobiliser. Les personnes qui prenaient place à l'intérieur ont été transférées dans un autocar et conduites à la Gare du Palais.




Collision avec un train
Un automobiliste périt

26 01 2009

( Radio-Canada.ca/Québec ) - Un automobiliste a perdu la vie lundi matin à la suite d'une collision survenue avec un train de passagers de Via Rail dans le secteur Vanier, à Québec.

Le train a transporté la voiture de la victime, une camionnette, sur environ 500 mètres après l'avoir percutée un peu avant 10 h 30, en croisant l'avenue Plante.

Le train, qui arrivait de Montréal, n'a pu s'immobiliser que derrière le Colisée Pepsi.

« Selon certains témoins, la barrière et les feux clignotants fonctionnaient et le véhicule, pour une raison inconnue, ne se serait pas arrêté devant les feux. Malheureusement, il a été frappé par le train qui passait », a expliqué Sandra Dion, de la Sûreté du Québec.

Les passagers du train n'ont pu sortir qu'un peu avant midi. Certains seront interrogés par les enquêteurs.

Cet accident cause un certain retard chez Via Rail, car la voix ferrée est bloquée pour l'instant.




Les syndiqués du JdM votent en faveur de la grève

26 01 2009

( La Presse ) - Mis en lock-out samedi, les employés syndiqués du Journal de Montréal viennent de rejeter dans une proportion de 99% les dernières offres patronales qui leur ont été faites. Dans un geste à la fois symbolique et stratégique, ils ont également déclenché une grève générale illimitée.

«Nous voulions éviter que l'employeur nous force à revenir au travail advenant la levée du lock-out. Nous n'avons pas le contrôle de l'ordre du jour. Nous n'avons le contrôle de rien. C'est maintenant à l'employeur de venir nous et de dire qu'il reconnaît que ce conflit n'a pas de bon sens», estime le président du Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal (CSN), Raynald Leblanc.

Le syndicat entend entamer au cours des prochains jours des moyens de pression économiques contre l'employeur. «On a l'intention de faire une guerre. Nous allons rencontrer les annonceurs du Journal pour leur dire qu'ils annoncent dans un journal de piètre qualité. Nous allons demander autant aux annonceurs qu'aux lecteurs de ne plus acheter de publicités et de petites annonces. Le Journal (produit par des cadres depuis le déclenchement du lock-out) n'est plus fait par des professionnels. C'est un journal de merde!», a déclaré M. Leblanc.

La direction du syndicat a été chaudement applaudie par les 207 travailleurs en lock-out qui ont participé à l'assemblée.

«C'est un événement extrêmement triste. Mais nous sommes organisés. Nous sommes équipés pour faire un combat qui sera, nous l'espérons, le moins long possible, mais qui sera une vrai bataille», a ajouté M. Leblanc.

( Plus de détails demain dans La Presse )




Mort accidentelle du jeune Mathieu Thibeault : Alain Morneau plaide coupable

26 01 2009

( Radio-Canada.ca/Québec ) - L'homme qui a frappé deux adolescents sur un scooter le 22 septembre dernier, dont un mortellement, a plaidé coupable à deux chefs d'accusation lundi matin au palais de justice de Québec.

Alain Morneau a admis avoir conduit avec les facultés affaiblies et causé la mort de Mathieu Thibeault, 15 ans, et d'avoir causé des lésions à Yannick Boily.

Le chauffard a avoué qu'il avait consommé de l'alcool et de la drogue avant l'accident. L'individu affichait d'ailleurs un taux d'alcoolémie de .24 dans le sang, soit trois fois la limite permise, lorsqu'il a grillé un feu rouge et coupé le chemin au scooter conduit par Mathieu Thibeault.

L'homme, qui est réputé être un récidiviste de l'alcool au volant, a cependant été acquitté de délit de fuite. Le 22 septembre dernier, il avait quitté les lieux de l'accident sur le boulevard Père-Lelièvre, mais il y était revenu au bout de 15 minutes.

Alain Morneau reviendra devant le tribunal le 11 février prochain pour les représentations sur sentence. Il demeure incarcéré.

Par ailleurs, les parents de la victime étaient présents au palais de Justice lundi matin. Ils sont toujours bouleversés par la mort de leur fils unique. Ils espèrent que le juge donnera une peine exemplaire à Alain Morneau.




Collision mortelle entre un train et une camionnette

26 01 2009

( Jean-François Néron - Le Soleil ) - (Québec) - Une spectaculaire collision entre un train de passagers et une camionnette a fait un mort lundi matin à Vanier.

Sous la force de l'impact, le véhicule s'est littéralement encastré dans la locomotive de tête, se faisant traîner sur près d'un kilomètre.

L'accident s'est produit vers 10h20 au passage à niveau situé à l'intersection de l'avenue Plante à Vanier. Au moment de la collision, les feux clignotants étaient en action et la barrière était abaissée.

Selon les premières constatations, il semble que le conducteur de la camionnette n'aurait jamais tenté de s'immobiliser, comme s'il n'avait pas vu les signes qui annonçaient l'arrivée du train de VIA Rail en provenance de Montréal.

«La victime circulait sur l'avenue Plante en direction sud. Est-ce qu'il a été aveuglé par le soleil?», c'est possible, avance Sandra Dion de la police de Québec.




Discours du Trône: changement de ton

26 01 2009

( Radio-Canada.ca ) - La gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, a lu le quatrième discours du Trône du gouvernement Harper, une démarche essentiellement procédurale, en attendant le dépôt du budget, mardi. Il s'agit d'un budget qui prévoit un déficit de 34 milliards en 2009-2010, et de 30 milliards, en 2010-2011. Surtout, ce budget décidera de la survie ou de la chute du gouvernement minoritaire de Stephen Harper.

Dans le discours lu par la gouverneure générale, le gouvernement reconnaît que la crise financière mondiale touche durement l'économie du pays et qu'elle a forcé le gouvernement à revoir ses priorités.

Discours du Trône

« Le programme du gouvernement et les priorités du Parlement doivent être adaptés à une crise qui empire. Les vieilles hypothèses doivent être éprouvées et les décisions d'autrefois, repensées. L'économie mondiale s'est affaiblie depuis la dernière élection générale fédérale. En fait, elle s'est affaiblie davantage depuis la dernière session du Parlement, le mois dernier », a dit Mme Jean.

Ce discours du Trône - sans doute l'un des plus courts de l'histoire - fait appel à la solidarité des partis d'opposition. « La crise actuelle est nouvelle, mais l'impératif d'une action concertée est un défi que le Parlement a relevé à maintes reprises au cours de notre histoire. Nous serons aujourd'hui soutenus par les mêmes traits de caractère qui ont déjà permis au Canada de traverser des temps difficiles: unité, détermination et constance », peut-on lire dans le discours.

Le gouvernement Harper a carrément changé de ton depuis la prorogation de la session, avant les fêtes, en donnant la priorité à l'économie, en développant un plan d'action et en tendant la main aux partis d'opposition.

Le discours du Trône n'annonce rien de nouveau qui n'ait déjà été dit. Il reconnaît que la relance de l'économie sera « le point central » de son action au cours de la prochaine année.

Tout le monde s'attend à une baisse d'impôt pour les contribuables, et à plusieurs mesures d'aide à l'industrie.

La session parlementaire avait été suspendue le 4 décembre dernier à la demande du premier ministre, qui tentait d'éviter la chute de son gouvernement au profit d'une coalition des libéraux et des néo-démocrates, appuyée par le Bloc québécois.

Stephen Harper a besoin de l'appui d'au moins une formation adverse pour conserver le pouvoir. Le nouveau chef libéral, Michael Ignatieff, a dit qu'il ne s'opposerait pas nécessairement au budget, mais il attend de le voir avant de prendre une décision. Celle-ci ne sera pas prise avant mercredi, le lendemain du dépôt du budget.

Gouvernement conservateur minoritaire

* PC, 143 députés

* PLC, 77 députés

* BQ, 49 députés

* NPD, 37 députés

* INDÉPENDANTS, 2




Discours du Trône: priorité à la relance de l'économie

26 01 2009

( Joël Denis Bellavance - La Presse ) - (Ottawa) - Le gouvernement Harper promet «de dépenser ce qu'il faut» pour relancer l'économie canadienne au cours des prochains mois.

Cherchant à asseoir à nouveau son autorité sur les commandes du pouvoir à Ottawa après la crise parlementaire de décembre dernier, le gouvernement Harper a profité aujourd'hui de son discours du Trône pour lancer un appel à la collaboration et à la solidarité en ces temps d'incertitude économique. Le ton conciliant et la brièveté de ce discours, rendu nécessaire à la suite de la décision du premier ministre Stephen Harper au début de décembre de suspendre les travaux du Parlement pour éviter un vote de censure qui aurait entraîné la chute de son gouvernement minoritaire, tranchent nettement avec celui qui a été lu il y a à peine deux mois.

Le discours de cet après-midi, lu par la gouverneure générale Michaëlle Jean au Sénat, comme le veut la tradition, ne compte que quatre pages et porte uniquement sur l'état de santé de l'économie canadienne et les mesures que comptent prendre le gouvernement pour lui donner du tonus.

«En ces temps incertains où le monde entier est menacé par une économie qui vacille, il devient urgent de travailler ensemble, d'unir nos efforts et d'en appeler à une plus grande solidarité. Dans le respect de notre tradition démocratique, les Canadiens et les Canadiennes s'attendent à ce que leurs représentants élus se concertent pour que le Canada sorte plus fort de cette grave crise économique», affirme-t-on d'emblée dans le discours du Trône.

De toute évidence, le gouvernement Harper a profité de ce discours pour faire un mea culpa auprès des trois partis de l'opposition aux Communes. Les conservateurs semblent déterminés à tourner la page sur la crise parlementaire, provoquée par un énoncé économique du ministre des Finances Jim Flaherty plutôt timide qui proposait en plus l'abolition des subventions accordées aux partis politiques.

La priorité du gouvernement sera la relance de l'économie et les conservateurs promettent de mettre en oeuvre les idées des autres partis, des provinces, des entreprises et des syndicats si elles peuvent contribuer à cette relance.

«Le programme du gouvernement et les priorités du Parlement doivent être adaptés à une crise qui empire. (...) Notre gouvernement a cherché à dialoguer dans un esprit d'ouverture et de collaboration non partisane. En temps de crise collective, personne n'a le monopole des bonnes idées. Si bonnes idées il y a, il ne convient pas de s'en attribuer le mérite, mais seulement d'être satisfait de trouver des solutions profitables à l'ensemble des Canadiennes et des Canadiens», peut-on lire dans le document.

Si le discours du Trône sert à présenter les intentions générales d'un gouvernement au début d'une nouvelle session parlementaire, le discours du Trône de cet après-midi invite plutôt les Canadiens à prendre connaissance du budget du ministre Flaherty qui sera déposé aux Communes mardi.

Plusieurs mesures de ce budget ont déjà fait l'objet de fuite calculée de la part des stratèges conservateurs. Ce budget doit annoncera un déficit de 34 milliards de dollars en 2009-2010 et de 30 milliards durant l'exercice financier suivant.

Dans son discours du trône, le gouvernement Harper promet que le budget permettra de :

> Stimuler l'économie canadienne;

> Financer de nouveaux projets d'infrastructures;

> Protéger le système financier canadien;

> Soutenir certaines industries en difficulté comme l'industrie automobile et l'industrie forestière;

> Protéger les plus vulnérables de la société.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

26 01 2009

Conditions actuelles

Enregistrées à: Aéroport intl Lesage de Québec 15h00 HNE lundi 26 janvier 2009

Condition:

Ensoleillé

Température:

-17,5°C

Pression / Tendance:

102,8 kPa / à la baisse

Visibilité:

48 km

Humidité:

43%

Refr. éolien:

-25

Point de rosée:

-27,1°C

Vent:

OSO 11 km/h

Cote air santé:

N.D.

Prévisions

Émises à: 15h45 HNE le lundi 26 janvier 2009

Avertissement de smog en vigueur.

Ce soir et cette nuit:

Passages nuageux. 30 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 23.

Mardi:

Ensoleillé avec passages nuageux. Vents jusqu'à 15 km/h. Maximum moins 14. Refroidissement éolien de moins 28 le matin.

Mardi soir et nuit:

Dégagé. Ennuagement graduel au cours de la nuit. Minimum moins 20.

Mercredi:

Neige. Maximum moins 9.

Jeudi:

Nuageux avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 13. Maximum moins 7.

Vendredi:

Nuageux avec 40 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 9. Maximum moins 7.




La glace emprisonne trois navires

26 01 2009

( Carl Thériault, collaboration spéciale - Le Soleil ) - (Rimouski) - Trois navires ont été prisonniers des glaces dans le golfe Saint-Laurent, à la hauteur de la Gaspésie, tôt lundi matin.

Les glaces sont plus hâtives cet hiver à cause du froid qui perdure depuis deux semaines. Parti à 17h dimanche de Baie-Comeau, le traversier Camille-Marcoux qui fait la navette entre Matane et Baie-Comeau a réussi à débarquer ses passagers lundi matin au port de Matane.

Le traversier-rail Georges-Alexandre-Lebel, de même que le CTMA Vacancier, qui transporte les 300 fondeurs de la Grande traversée de la Gaspésie en ski de fond, ont quant à eux été moins chanceux. Ils sont toujours au large lundi avant-midi.




Home dépôt supprime 7000 emplois

26 01 2009

( LCN ) - Les mauvaises nouvelles se multiplient dans le secteur du commerce de détail.

Le géant américain de la rénovation Home Depot a annoncé lundi qu’il supprimera 7000 emplois en plus de fermer quelque 50 de ses usines.

Il s’agit là d’un effort sans précédent de la chaîne dans l’espoir de faire face aux effets de la récession.

Par ailleurs, des cadres de l’entreprise, la plus importante du genre au monde, verront leurs salaires gelés.

Home Depot s’attend à ce que ses ventes reculent de huit pour cent en 2009.




Une victime dans un accident de train à Québec

26 01 2009

( Marcel Charland - Blogue-Média ) - Une personne a perdu la vie vers 10h30 ce matin lorsque son automobile a été heurtée de plein fouet par un train de passagers de Via Rail au passage de l'avenue Plante, à Vanier.

La carcasse de la voiture a été trainée sur une distance d'environ un demi-kilomètre. Le chauffeur n'a eu aucune chance.

Selon des témoins, la voiture aurait tenté de se faufiler entre les barrières baissées à ce moment, au passage à niveau.

La tragédie a attiré de nombreux témoins sur le viaduc du boulevard Laurentien surplombant la voie ferrée, à un point tel que les policiers ont dû fermer l'autoroute en direction nord.




La Régie du logement dévoile ses taux d'augmentation des loyers

26 01 2009

( Lia Lévesque - La Presse Canadienne - Montréal ) - La Régie du logement a publié lundi ses recommandations quant aux paramètres d'augmentation des loyers en 2009 au Québec.

Encore une fois, la Régie précise qu'il s'agit de critères pour établir une base de discussion, non une recommandation uniforme s'adressant à tous. Le contexte peut varier énormément selon les spécificités de chaque immeuble, rappelle-t-elle, par voie de communiqué.Ainsi, la Régie établit une augmentation possible de 0,6 pour cent pour les logements non chauffés.

Pour les logements chauffés par le propriétaire à l'électricité, elle suggère 0,8 pour cent.

Pour ces mêmes logements chauffés au gaz par le propriétaire, elle propose 1,8 pour cent; et au mazout, 5,1 pour cent.

Le groupe de défense des locataires, le FRAPRU (Front d'action populaire en réaménagement urbain), souligne que les hausses de loyer réelles ont amplement dépassé ces recommandations de la Régie du logement, dans le passé.

Par exemple, de 2000 à 2008, la Régie avait autorisé des augmentations totalisant 11 pour cent, alors que la réalité de ces hausses a plutôt été de 26,9 pour cent.

Néanmoins, le FRAPRU estime qu'il est important que la Régie maintienne ses suggestions pour que les locataires sachent à quoi s'en tenir et voient s'ils ont une cause pour contester l'augmentation qui leur est servie.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

26 01 2009

Conditions actuelles

Enregistrées à: Aéroport intl Lesage de Québec 11h00 HNE lundi 26 janvier 2009

Condition:

Ensoleillé

Température:

-24,9°C

Pression / Tendance:

103,1 kPa / à la hausse

Visibilité:

19 km

Humidité:

64%

Refr. éolien:

-30

Point de rosée:

-29,7°C

Vent:

O 5 km/h

Cote air santé:

N.D.

Prévisions

Émises à: 11h30 HNE le lundi 26 janvier 2009

Avertissement de smog en vigueur.

Aujourd'hui:

Ensoleillé. Vents jusqu'à 15 km/h. Maximum moins 19. Refroidissement éolien de moins 28.

Ce soir et cette nuit:

Passages nuageux. Vents jusqu'à 15 km/h. Minimum moins 24. Refroidissement éolien de moins 32.

Mardi:

Ensoleillé. Vents jusqu'à 15 km/h. Maximum moins 15. Refroidissement éolien de moins 34.

Mercredi:

Alternance de soleil et de nuages. Minimum moins 20. Maximum moins 11.

Jeudi:

Nuageux avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 12. Maximum moins 7.

Vendredi:

Nuageux avec 40 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 9. Maximum moins 7.




Ottawa
Des dépenses de 7 milliards $ en infrastructures

26 01 2009

( La Presse Canadienne - Ottawa ) - Le gouvernement de Stephen Harper prévoit dépenser 7 milliards $ en infrastructure au cours des deux prochaines années.

Le ministre des Transports, John Baird, a livré, lundi matin, un autre détail précis du budget que son gouvernement présentera mardi.Le ministre Baird, aussi responsable des infrastructures, a annoncé en conférence de presse à Ottawa que le budget va prévoir 4 milliards $ pour des projets tels que la construction de routes et d'aqueducs; 2 milliards $ pour des rénovations et constructions de collèges et universités; et 1 milliards $ pour ce que le gouvernement qualifie de fonds verts en infrastructures.

Le ministre affirme que tout cet argent doit aller à des projets qui seront exécutés en 2009 et 2010.

L'opposition n'a pas tardé à réagir à l'annonce.

Dans les minutes qui ont suivi la conférence de presse du ministre Baird, le député libéral Gerard Kennedy est venu rappeler que seulement 20 pour cent des dépenses promises en infrastructures dans les budgets passés des conservateurs ont été dépensés jusqu'à maintenant.




Accident ferroviaire : une victime

26 01 2009

( Marcel Charland - Blogue-Média ) - Une collision entre un train de passagers de Via Rail et une voiture a coûté la vie à une personne, vers 10h30 ce matin, dans le secteur de l'avenue Plante, non loin du boulevard Pierre-Bertrand, à Vanier.

Les causes de l'accident ne sont pas encore connues mais le froid arctique qui sévit actuellement sur la région de Québec rend complètement inopérant tout abrasif qui serait épandu sur la chaussée.

Par ailleurs, un autre accident aurait fait au moins un blessé sur le rue Blaise-Pascal dans le secteur de Sainte-Foy.




Collision ferroviaire à Québec

26 01 2009

( Marcel Charland - Blogue-Média ) - Un train de passagers de Via Rail a heurté une voiture ce matin au passage du boulevard Pierre-Bertrand à la hauteur de la rue Soumande à Vanier, annonce le 93,3FM.

On ignore pour le moment s'il y a des blessés dans cet accident majeur.

Les secours sont sur place.

D'autres détails suivront.




Le titre glisse de plus de 10% en pré-ouverture
Caterpillar va supprimer 20 000 emplois

26 01 2009

( ARGENT ) - Le fabricant de machinerie lourde Caterpillar (CAT) a annoncé lundi son intention de supprimer environ 20 000 emplois, alors qu’il s’attend à ce que 2009 soit une année difficile.

La compagnie, dont le titre fait partie de l’indice Dow Jones, a réalisé un bénéfice de 661M$ US ou 1,08$ par action au quatrième trimestre, en baisse de plus de 32% sur les profits de 975M$ ou 1,50$ par action une année plus tôt.

Les ventes ont augmenté de 6% pour se chiffrer à 12,92G$.

Les analystes prévoyaient en moyenne des profits de 1,28$ par action sur des ventes de 11,97G$.

Caterpillar a averti que les suppressions de postes visent à réduire les coûts alors qu’elle s’attend à ce que l’année soit la plus faible sur le plan des affaires depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.

La nouvelle faisait glisser le titre de plus de 10% sur le marché avant-Bourse.




La Bourse plombe Industrielle Alliance

26 01 2009

( LaPresseAffaires.com - Michel Munger ) - L'assureur Industrielle Alliance (IAG) paie le prix pour la crise financière, enregistrant une perte de 110,2 M$ à son quatrième trimestre.

L'entreprise de Québec déclare donc une perte de 1,37 $ par action, comparativement à un profit de 78 cents l'action un an plus tôt.

Industrielle Alliance se dit affectée par la baisse des marchés boursiers. Ceux-ci ont retranché 25,5 M$ à sa rentabilité.

Le papier commercial adossé à des actifs de la compagnie a été dévalué de 14% ou 10,6 M$, ce qui porte sa dévaluation totale à 29%.

Aussi, les provisions comptables ont été renforcées de 138,2 M$ pour anticiper un recul de 13% des marchés financiers.

Avant tous ces éléments, Industrielle Alliance empochait 20,2 M$ de profits d'exploitation. C'est quand même inférieur aux 26,3 M$ attendus par les analystes que l'agence Bloomberg a consultés.

Pendant le trimestre, les résultats des assurances individuelles ont été décevants car la crise financière a ralenti l'ardeur des clients.

Cela fait en sorte que les primes et dépôts ont reculé de 7% à 1,2 G$, et ce même si les primes dans les services collectifs ont bien résisté au contexte économique.

Aussi, des pertes d'expérience liées à la mortalité et l'invalidité dans le secteur collectif ont été constatées.

Prévoir le pire

La provision de 138,2 M$ prise par la compagnie n'était pas obligatoire, indique la direction. «Compte tenu de la grande volatilité des marchés financiers, déclare le PDG Yvon Charest, nous avons décidé de jouer de prudence et de nous positionner de manière à nous prémunir contre de nouvelles baisses des marchés boursiers et des taux d'intérêt.»

«Notre solidité financière reste très forte, ajoute-t-il, comme le montre notre ratio de solvabilité, qui s'est avéré très robuste à 200% dans le contexte économique actuel. La qualité des placements demeure aussi très bonne, malgré la dévaluation de quelques titres.»

Pour l'exercice 2009, l'assureur prévoit que les capitaux propres vont générer un rendement de 12 à 14%, comparativement aux 14 à 16% annoncés en juin dernier.

Cela entraînerait un profit par action de 2,50 à 3 $. Si la Bourse se maintient au même niveau qu'à la fin de 2008, Industrielle Alliance s'attend à ce que les profits se situent dans le bas de la fourchette.

Dividende maintenu

Toutefois, les actionnaires n'auraient pas à craindre pour leurs versements trimestriels de 24,5 cents l'action, dit le PDG.

«Nous prévoyons maintenir notre dividende au niveau actuel tout au cours de l'année 2009, assure M. Charest. Comme nous le voyons, nous avons traversé une grande partie de la tempête sans affaiblir la société, et nous avons confiance de pouvoir résister, le cas échéant, à de nouveaux chocs.»

Pour l'ensemble de l'exercice 2008, Industrielle Alliance empoche un profit de 66,1 M$ ou 82 cents par action. Il s'agit d'une baisse de rentabilité de 73%.

À la fin de l'exercice 2008, la compagnie était exposée à 104,1 M$ de PCAA.

L'action de l'entreprise a terminé la séance de vendredi à 20,64 $ à la Bourse de Toronto.




Des gâteaux Vachon au coeur d'un procès

26 01 2009

( Violaine Ballivy - La Presse ) - L'Office de la protection du consommateur affronte ce matin au palais de justice de Saint-Jérôme le géant de l'alimentation Saputo. L'enjeu? Igor, un tout petit gâteau en forme de gorille.

Saputo a distribué en 2007 dans 230 centres de la petite enfance du Québec une pléiade d'articles faisant la promotion de ces gâteaux de la marque Vachon. Des parents s'en étaient plaints.

L'OPC a ouvert une enquête puis accusé formellement Saputo d'avoir enfreint les articles 248 et 249 de la Loi provinciale sur la protection du consommateur, qui interdisent toute publicité destinée aux moins de 13 ans. La Coalition sur la problématique du poids soutient l'action de l'OPC et a contribuer à montrer le dossier contre Saputo.

Sa présidente, Suzie Pellerin, affirme que la campagne de publicité visait directement les enfants de 4 à 8 ans, et non leurs parents. Mme Pellerin est convaincue que les initiatives de marketing menées par les entreprises agroalimentaires ont un effet très fort - et négatif - sur les habitudes alimentaires des jeunes, qui sont de plus en plus gros au Québec.

«L'Organisation mondiale de la santé a même retenu la publicité destinée aux enfants comme l'une des cinq causes de l'épidémie d'obésité dans le monde», dit-elle. «On a beau prôner l'adoption de saines habitudes de vie, ce n'est pas facile de les suivre si on est constamment bombardé de messages qui vantent ce genre de produit», note-t-elle.

S'il n'en tient qu'à la Coalition sur la problématique du poids, ce procès ne sera d'ailleurs que le premier d'une longue série. La Coalition a officiellement porté plainte contre quatre autres géants de l'agroalimentaire.

La Coalition accuse Burger King, General Mills, Nestlé et McDonald's de bafouer les lois interdisant la publicité aux enfants par des moyens détournés, comme des jouets et des concours.

«Notre défi, c'est que, même si les lois québécoises sont très bonnes, il n'y a pas assez d'enquêteurs à l'OPC pour les appliquer», souligne-t-elle.

Saputo s'expose à une amende de quelque 60 000$. Les gâteaux Igor ont été retirés du marché par l'entreprise, qui n'a pas rappelé La Presse hier.




Gala de la SAG
Un avant-goût des Oscars

26 01 2009

( Associated Press - LOS ANGELES ) — Sean Penn, pour Milk, et Meryl Streep, pour Le doute, ont remporté hier soir les prix décernés aux meilleurs acteurs lors de la 15e soirée de gala de la Screen Actors Guild (SGA), à Los Angeles.

Kate Winslet (Le Liseur) et à titre posthume Heath Ledger (Batman, le chevalier noir) ont pour leur part été choisis les meilleurs acteurs de soutien. Pour l'ensemble de sa distribution, c'est le film Slumdog Millionaire qui a été primé, tandis que Le chevalier noir était récompensé une seconde fois pour ses cascades.

L'attribution des honneurs décernés par la Guilde des acteurs est l'une des dernières grandes cérémonies précédant le gala des Oscars, le 22 février prochain.

Jeudi dernier, les nominations pour les prestigieux Academy Awards se sont avérées presque identiques aux choix de la guilde des acteurs: 18 artistes sur 20 étaient finalistes pour les mêmes prix aux deux galas.

Les catégories des premiers rôles étaient une copie presque conforme pour les deux cérémonies, les mêmes personnes étant en lice. Seule différence: Kate Winslet était en nomination dans la catégorie de la meilleure actrice de SAG pour Noces rebelles tandis que les responsables des convoitées statuettes des oscars l'avaient inscrite dans cette catégorie pour l'autre film qu'elle a tourné en 2008, Le Liseur.

Parmi les autres acteurs en nomination dans un premier rôle à la fois pour SAG et les oscars figuraient Meryl Streep pour Le doute, Anne Hathaway pour Rachel Getting Married, Sean Penn pour Milk, Mickey Rourke pour Le lutteur et le couple Brad Pitt (L’étrange histoire de Benjamin Button) et Angelina Jolie (L’échange).

La veille des SAG Awards, Slumdog Millionaire, déjà honoré de quatre Golden Globe, avait remporté les honneurs du gala des Producers Guid of America contre Milk, L’étrange histoire de Benjamin Button, Batman, le chevalier noir et «Frost/Nixon». Réalisé par le Britannique Danny Boyle, Slumdog Millionaire est en bonne position pour décrocher l'oscar du meilleur film. Il est également en nomination pour l'oscar de la meilleure réalisation, et celui de la meilleure adaption.




Perdus par grand froid au centre de ski

26 01 2009

( Cédric Bélanger - Le Journal de Québec ) - Trois adolescents ont attendu d’être secourus pendant quatre longues heures, par un froid mordant de -30 degrés Celsius, après s’être égarés dans les sentiers du centre de ski de Stoneham, dimanche soir.

Selon la Sûreté du Québec, le trio composé de deux planchistes et un skieur de Beauport a opté pour une excursion hors-piste. Mais ils ont vite perdu leurs repères, si bien qu’ils ont dû appeler des secours.

«Un des jeunes a appelé son père, qui lui a suggéré de contacter le 911. Dès que nous avons reçu l’appel, vers 21h20, nous avons mis en branle une opération de sauvetage», raconte Ann Mathieu, porte-parole de la SQ.

À leur arrivée au centre de ski, les policiers ont demandé à ce qu’on laisse les lumières ouvertes, question de guider les disparus. Les équipes d’urgence du centre ont aussi été requises. «Des motoneigistes se sont dirigés vers un sentier où on croyait qu’ils se trouvaient. Mais c’était difficilement praticable parce qu’il y avait six pieds de neige. Ils ont dû continuer en raquettes. Les trois jeunes ont finalement été localisés à 1h30», dit Mme Mathieu.

Étonnement, les trois jeunes n’ont pas souffert d’hypothermie. Les ambulanciers demandés sur place n’ont pas eu besoin de les transporter à l’hôpital.




Un mort à Vallée-Jonction
Plusieurs impacts

26 01 2009

( Jean-François Racine - Le Journal de Québec ) - Une autre tragédie routière a fait une victime et au moins quatre blessés, hier soir, sur l'autoroute 73, près de Vallée-Jonction, en Beauce.

Plusieurs impacts foudroyants sont survenus entre cinq véhicules, un peu après 18 h, au kilomètre 81, dans un secteur où la circulation se fait à contresens. Un triste spectacle attendait les nombreux secouristes dépêchés sur les lieux. Au total, trois scènes différentes s'offraient à la vue des pompiers et policiers.

D'abord, en bordure de la chaussée en direction nord, une collision entre une voiture de marque Crown Victoria et une camionnette d'une compagnie de construction a fait beaucoup de dégâts.

Plus loin, dans la voie opposée, la collision entre deux autres automobiles semblait encore plus violente. Une Saturn complètement détruite aurait d’abord frappé une fourgonnette. L'état de la petite Saturn ne laissait aucun doute sur le sort du conducteur ou des passagers à l'intérieur. «Une femme de 68 ans de Saint-Odilon est décédée», a indiqué Richard Gagné, de la Sûreté du Québec.

Témoignages importants

Finalement, plus au sud, une petite voiture de couleur rouge se trouvait également dans le fossé. Les morceaux du casse-tête à reconstituer se sont dispersés partout sur près de 300 mètres. Les enquêteurs auront fort à faire afin d'éclaircir les circonstances du drame. De multiples témoins et quelques conducteurs secoués étaient rencontrés par les patrouilleurs de la SQ.

Tard en soirée, les autorités ne pouvaient dire combien de personnes au total ont été blessées. En raison du nombre de véhicules impliqués, au moins quatre autres personnes ont subi des blessures plus ou moins sérieuses. Elles ont été transportées au CHUL et à l'Hôtel-Dieu de Lévis. Leur vie n'est pas en danger.

La température glaciale autour de -25°C pourrait avoir provoqué des plaques de glace noire. L'autoroute 73 a été fermée sur quelques kilomètres jusqu'en début de nuit.




Déficit conservateur : La coupe budgétaire est pleine

26 01 2009

( La Presse Canadienne ) - La gouverneure générale Michaëlle Jean présente le discours du Trône lundi après-midi et 18 nouveaux sénateurs conservateurs sont assermentés en ce jour de rentrée parlementaire à Ottawa. Mais ce que les députés de l'opposition attendent avec impatience, c'est le discours du budget, mardi.

Avec toutes les annonces faites par les conservateurs ces derniers jours, libéraux, néo-démocrates et bloquistes à la Chambre des communes ne s'attendent plus à beaucoup de surprises.

Le gouvernement minoritaire de Stephen Harper a même déjà confirmé que le budget sera déficitaire. Il a autorisé des fonctionnaires à confier à des journalistes que le déficit sera d'au moins 34 milliards de dollars cette année et vraisemblablement aussi élevé l'année suivante.

Par ailleurs, le ministre fédéral des Transports John Baird a prévu tenir une conférence de presse à Ottawa, lundi.

M. Baird devrait parler des dépenses en infrastructures, un élément clé dans le plan de relance de l'économie proposé par le gouvernement de Stephen Harper.

Depuis des mois, les premiers ministres provinciaux et les maires des grandes villes canadiennes pressent le gouvernement fédéral d'accélérer la mise en oeuvre de projets d'une valeur de 33 milliards de dollars qui devaient être répartis sur sept ans, et même de consacrer davantage de fonds.

Émissions spéciales

RDI présentera une émission spéciale sur le discours du Trône à 13 h 30, animée par Patrice Roy, en compagnie des analystes et journalistes Michel C. Auger, Daniel Lessard et Daniel L'Heureux. La radio de Radio-Canada présentera aussi une émission spéciale animée par Joane Prince, en compagnie de l'analyste Maurice Godin et du politologue Christian Rouillard de l'Université d'Ottawa.

La dernière fois que le Canada était déficitaire, d'après la Presse canadienne

Les choses ont changé depuis la dernière fois que le budget du gouvernement fédéral a plongé dans le rouge.

La Macarena faisait fureur, l'essence sans plomb se vendait 68,8 cents le litre et grâce à Patrick Roy, l'Avalanche du Colorado remportait la coupe Stanley.

C'est un gouvernement libéral qui était en place à Ottawa. Jean Chrétien était premier ministre. Son ministre des Finances était Paul Martin. On était en 1996, et le déficit fédéral se chiffrait à 8,9 milliards de dollars.

Les Canadiens allaient bientôt émerger d'une dure récession et d'années de compressions fédérales. Le gouvernement allait ensuite enregistrer des excédents budgétaires durant une dizaine d'années de suite.

Aujourd'hui, les Canadiens sont confrontés à ce que la Banque du Canada qualifie de profonde et douloureuse, mais relativement brève, récession.

Quant à la Macarena, pratiquement plus personne ne s'en souvient, l'essence sans plomb se vend environ 83 cents le litre et l'Avalanche du Colorado lutte désespérément pour une place dans les séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey.




L'Europe panse ses plaies après la tempête Klaus

26 01 2009

( Agence France Presse - ROME ) - L'heure était à la mobilisation lundi pour réparer les graves dégâts de la tempête Klaus qui a frappé le sud de l'Europe, faisant au moins 25 morts ce week-end, dont deux dans la nuit en Italie, et privant plus de 700.000 foyers d'électricité en France et en Espagne.

Dans le sud-ouest de la France, où la tempête a fait huit morts, 680.000 foyers du sud étaient encore privés d'électricité lundi.

Le PDG d'Electricité de France Pierre Gadonneix, a assuré que le courant serait rétabli d'ici une semaine dans plus de 90% des foyers, à l'exception des habitants des Landes, le département le plus touché par la tempête.

L'utilisation de groupes électrogènes par des particuliers dans des pièces non ventilées a provoqué la mort d'au moins quatre personnes.

Quelque 650 militaires étaient attendus en renfort dans la région, où l'état de catastrophe naturelle sera décrété "le plus rapidement possible" afin que les assurances couvrent tous les dégâts occasionnés, selon la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie.

Toitures et arbres arrachés, coulées de boue, inondations, avec des rafales de vents atteignant parfois plus de 170 km/heure, cette tempête est considérée comme la pire en France depuis celle de 1999.

En Italie, dont le sud a été frappé dimanche par de violentes intempéries, les dégâts provoqués par un glissement de terrain sur une autoroute qui a fait deux morts et cinq blessés dans la nuit de dimanche à lundi devaient être "réparés au plus vite", a affirmé le préfet de Cosenza en Calabre (sud) Melchiorre Fallica.

Ce glissement de terrain sur une autoroute reliant Salerne à Reggio de Calabre a été provoqué par l'effondrement d'un mur de soutènement de l'autoroute.

Le mauvais temps avait fait un premier mort en Italie dimanche après-midi, une femme emportée par la mer alors qu'elle se promenait sur une plage de la côte amalfitaine (sud).

Les liaisons maritimes entre la Sicile et les plus petites îles comme Lampedusa et Pantelleria, interrompues dimanche, avaient repris lundi matin, selon l'agence Ansa.

En Espagne, où la tempête, qui a balayé le nord du pays vendredi et samedi, a fait 14 victimes directes et indirectes, quelque 50.000 foyers étaient encore privés d'électricité lundi matin.

Les régions les plus touchées étaient la Galice (nord-ouest), avec 36.600 foyers sans électricité, la Catalogne (nord-est) - 11.000 abonnés privés de courant - le Pays Basque où 2.000 personnes étaient concernées.

Lundi, deux personnes ont été retrouvées mortes en Galice, intoxiquées par les émanations d'un groupe électrogène.

Les autorités locales ont appelé les citoyens à la prudence pour éviter la multiplication de ce type d'accident qui arrive souvent quand un grand nombre de personnes sont privées d'électricité, indiquant que d'autres personnes étaient intoxiquées par des émanations de monoxyde de carbone sans en préciser le nombre.

Par ailleurs, les services de secours ont indiqué que deux incendies de forêts provoqués ou attisés par la tempête étaient en voie d'extinction lundi matin.

Au Portugal, une vingtaine de routes enneigées ou inondées étaient toujours coupées lundi matin dans dix districts du centre et du nord, selon l'Autorité nationale de la protection civile, qui n'a recensé aucune victime.

La météorologie nationale prévoit pour la journée de lundi des creux de six à sept mètres au large de la côte portugaise, ce qui a entraîné la fermeture de neuf ports du centre et du nord du pays.




Belgique : le tueur de la crèche soupçonné d'un autre meurtre

26 01 2009

( Agence France Presse - TERMONDE ) - Le Belge de 20 ans inculpé pour l'assassinat de deux bébés et d'une puéricultrice dans une crèche la semaine dernière est également soupçonné du meurtre d'une femme de 73 ans, et projetait peut-être d'attaquer d'autres garderies, a annoncé lundi la justice belge.

"L'auteur des faits (à la crèche de Termonde, ndlr) est aussi l'auteur d'un crime abominable commis le 16 janvier à Beveren (nord de la Belgique) sur une dame de 73 ans", meurtre qui était resté jusqu'ici inexpliqué, a déclaré à la presse le procureur de la ville, Christian Du Four.

"Il y a des éléments très concrets pour lier les deux faits", a-t-il ajouté, sans donner de détails sur ceux-ci. Selon la télévision publique flamande VRT, des indices à charge probants auraient été découverts sur place par la police.

"Les faits ont été commis chaque fois un vendredi, à peu près à la même heure", a simplement ajouté le magistrat.

M. Du Four a dit que le suspect "ne parle pas des faits" et qu'il n'a donc pas avoué les meurtres qui lui sont attribués.

Il a par ailleurs indiqué que le jeune homme, identifié par lui comme s'appelant bien Kim De Gelder, avait peut-être l'intention de s'en prendre à d'autres crèches vendredi.

"Il avait une liste avec trois crèches de Termonde, dont celle où il a agi", a dit le magistrat. "Il avait trois objectifs, trois crèches situées dans plusieurs rues de Termonde", a ajouté M. Du Four, se basant sur un plan ou des "indications" retrouvés dans son sac à dos au moment de son interpellation.

Le magistrat a rappelé qu'un couteau et une hachette se trouvaient également dans le sac.

Les enquêteurs n'ont en revanche jusqu'à présent découvert aucun lien entre le meurtrier présumé et la petite ville flamande de Termonde située à une vingtaine de kilomètres de son domicile de Sinaaï, ou avec les employés des crèches.

"Il n'y a pas non plus de lien entre les victimes de Beveren et de Termonde", a-t-il ajouté.

M. Du Four a précisé que du maquillage --du mascara noir-- avait également été retrouvé dans le sac à dos de Kim De Gelder, mais qu'il n'est pas certain que le jeune homme, que certains ont comparé au sinistre "Joker" des films de Batman, ait été grimé lorsqu'il s'en est pris aux bébés de la crèche du "Pays des Fables" et à leurs puéricultrices.

Lors de l'agression, le jeune homme aurait eu le visage peint en blanc, les yeux cernés de noir et les cheveux teints en rouge, faisant s'interroger sur son affiliation éventuelle à une secte ou son intention de mettre en pratique un jeu de rôles sanglant inspiré d'une bande dessinée ou d'un film américain.

"Les témoins se contredisent à cet égard, certains disent qu'il était maquillé, d'autres pas. Ce qui est sûr, c'est qu'il n'était pas maquillé au moment de son arrestation. Je pense que la piste du Joker est sans doute une fausse piste", a dit le procureur.




Red Bull Crashed Ice
De retour en 2010 ?

26 01 2009

ed Bull Crashed ice De retour en 2010? ( Stéphane Dion - Le Journal de Québec ) - La quatrième édition du Crashed ice a été selon Red Bull la plus réussie jusqu’à présent, mais le géant des boissons énergisantes refuse pour l’instant de confirmer le retour de l’événement à Québec l’an prochain.

«On a trouvé une formule magique, soutient le porte-parole de Red Bull, Jean-Philippe Villemaire. Tous les sons de cloche sont positifs. Mais pour l’instant, il n’y a aucune décision d’arrêtée pour 2010. On va évaluer les retombées. On va s’asseoir avec nos partenaires pour voir si l’intérêt est toujours là.»

C’est la première fois que Red Bull tient un événement quatre fois de suite dans la même ville. Le maire de Québec aimerait bien conclure une entente de cinq ans avec le promoteur. Les deux parties devraient se rencontrer au cours des prochains jours.

«Ça nous inquiète pas, répond Régis Labeaume. Pour Red Bull, c’est devenu incontournable et pour nous aussi.»

Note encourageante, les organisateurs rejettent déjà l’idée de déménager cette compétition dans une autre ville canadienne. «Je ne pense pas qu’on puisse atteindre un succès comme ça ailleurs au Canada», croit Jean-Philippe Villemaire.

Selon les estimés environ 110 000 personnes ont participé à l’événement, soit 90 000, samedi, lors de la course, et 20 000, vendredi, pour les qualifications.

«Ça été complètement fou, au-delà de nos attentes, assure le représentant de Red Bull pour l’est du Canada. On avait un petit stress pour l’achalandage compte tenu de la température. Mais le froid a motivé la foule à être plus participative.»

Coupe du monde

Red Bull aimerait bien mettre sur pied un circuit de la coupe du monde en présentant notamment une épreuve de crashed ice aux Etats-Unis. Selon son représentant, l’ajout de cette compétition ne représenterait pas une menace pour Québec, au contraire.

«On a à subir les effets de la crise en ce moment comme toutes les entreprises et on ne veut pas lancer notre argent par les fenêtres. C’est un calcul que notre équipe doit faire», ajoute Jean-Philippe Villemaire.

Signe que la discipline devient de plus en plus reconnue, Red Bull souhaite créer une équipe nationale de crashed ice au Canada. «C’est rendu extrêmement technique, souligne M. Villemaire. C’est plus qu’un événement festif, c’est un événement sportif. Les gens viennent aussi pour suivre la course. »

Bon voisinage

Les organisateurs se réjouissent d’avoir réduit les inconvénients pour les résidents du Vieux-Québec. Deux personnes avaient pour mission de répondre aux plaintes à temps plein mais, selon Red Bull, il n’y a pas eu d’appels.




Engouement mondial pour la recherche sur l'alzheimer

26 01 2009

( Jean Pascal Lavoie - Le Soleil ) - (Québec) - La recherche sur la maladie d'Alzheimer entre dans une nouvelle ère, selon le Dr Rémi W. Bouchard, spécialiste de cette maladie. Une ère où l'on s'attaque de plein front à la maladie avec des traitements qui permettront éventuellement de la prévenir, la ralentir et même la bloquer.

«Les avancées de la recherche sur la maladie d'Alzheimer permettent un optimisme prudent», affirme le Dr Bouchard, directeur de la Clinique de la mémoire et de l'unité de recherche Alzheimer de l'hôpital de l'Enfant-Jésus.Conférencier à la Journée d'information sur la maladie d'Alzheimer, qui se tenait hier à l'Université Laval, le Dr Bouchard constate qu'un réel engouement mondial entoure la recherche sur cette maladie. «C'est un peu comme au début des années 80, alors que l'on mettait au point les premières pilules pour traiter les symptômes de la maladie. Aujourd'hui, la recherche s'effectue sur plusieurs fronts et elle évolue très rapidement.»

Les avancées des dix dernières années ont permis de définir de façon beaucoup plus approfondie les différentes étapes d'évolution de la maladie, ce qui multiplie les possibilités de traitement à chacune de ces étapes. «On peut comparer l'évolution de l'alzheimer à une cascade, explique le Dr Bouchard. Il y a présentement de nombreux essais de traitement dans le monde à chacun des niveaux de cette cascade et l'avenir est à la combinaison de ces traitements.»

Un vaccin et un ancien médicament russe

Parmi les pistes les plus intéressantes, le Dr Bouchard cite celle d'un vaccin contre l'alzheimer qui, sans remplacer les médicaments, viendrait bonifier le traitement et qui fait l'objet de nombreux essais mondiaux.

Une autre piste, toute récente celle-là et qui devrait faire beaucoup parler d'elle, prédit le Dr Bouchard, est le Dimébon. «Il s'agit d'un ancien antihistaminique rus­se qui semble donner d'aussi bons résultats que les médicaments actuels, mais qui n'agit pas de la même façon. On pourrait donc le combiner avec les traitements actuels. Des essais à ce sujet dans la région de Québec pourraient débuter bientôt.»

Plus en amont de cette «cascade», il y a l'étape du dépistage et du diagnostic de la maladie elle-même. Les pistes de recherche y sont tout aussi encourageantes. Ainsi, on sait maintenant que le diabète, l'hypertension, le cholestérol élevé et l'obésité abdominale en milieu de vie sont autant de facteurs jouant un rôle dans le développement de l'alzheimer.

«On a découvert que les lésions cardiovasculaires au cerveau étaient un facteur qui faisait flamber les symptômes de l'alzheimer, même chez des personnes présentant en réalité peu d'alzheimer. D'où l'importance de traiter aussi les patients pour le diabète, l'hypertension et le cholestérol», précise le spécialiste.

Les propos du Dr Bouchard reflètent tout le dynamisme de la recherche sur la maladie d'Alzheimer. Dynamisme que ce dernier attribue à une prise de conscience des conséquences socioéconomiques que pourrait avoir cette maladie dans les prochaines années en raison du vieillissement de la population.

«Et si l'on peut retarder de seulement cinq ans l'apparition de la maladie, on diminue de 40 à 50 % le nombre de personnes qui en sont atteintes dans le monde. C'est énorme», conclut le spécialiste.




Consommation record
Nos enfants assomés au Ritalin

26 01 2009

( Sébastien Ménard - Le Journal des cadres en lock-out ) - La consommation des médicaments de la famille du Ritalin a atteint un record au Québec en 2008, une situation jugée alarmante par certains observateurs, qui y voient un autre signe que les parents sont stressés et les profs, débordés.

Alors que la province représente un peu moins du quart de la population canadienne, on y a émis l'an dernier 41 % des ordonnances de méthylphénidate et vendu 33 % des comprimés, selon des données obtenues par le Journal auprès d'IMS Health.

Cette catégorie de médicaments, qui inclut notamment le Ritalin et six produits génériques, est destinée principalement aux enfants qui présentent un trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH). Ceux-ci peuvent être impulsifs, agités et avoir du mal à se concentrer.

«Le nombre d'ordonnances de méthylphenidate délivrées au Québec n'a jamais été aussi élevé qu'en 2008», confirme Madeline Gareau-Ladgen, porte-parole d'IMS Health, une firme spécialisée dans les données pharmaceutiques. Le nombre de prescriptions y a augmenté de 14 % en un an.

Le Québec trône loin devant les autres provinces quant au nombre d'ordonnances et figure tout juste derrière l'Ontario pour le nombre de comprimés. Nos voisins ont consommé l'an dernier 38,1 % des pilules de méthylphénidate, alors qu'ils représentent 38,5 % de la population.

Le chemin le plus court

Le psychothérapeute et docteur en neurosciences Joël Monzée s'inquiète de la popularité de ces médicaments au Québec.

«On se retrouve dans un système où, si l'enfant ne rentre pas à l'intérieur des attentes, on considère que sa réaction est pathologique et donc, on lui donne un médicament», déplore M. Monzée.

Selon l'expert, l'augmentation de la consommation de méthylphénidate est attribuable au stress des parents et au manque de ressources dans les écoles.

«Quand il y a 25 élèves dans une classe et que cinq bougent sans arrêt, ça peut être extrêmement dur pour les enseignants. Ils mettent beaucoup de pression sur les parents», dit Joël Monzée.

«Les parents, eux, veulent la paix. Mais l'enfant bouge parce qu'il a besoin de son papa et de sa maman», observe-t-il.

Stressés, les parents se tournent généralement vers un professionnel de la santé qui n'a guère le temps de s'occuper d'eux, selon Joël Monzée. «Le médecin voit une famille en crise. Il n'a pas le temps de se poser de questions», dit le psychothérapeute.

Trop facile

Marie Noël-de-Tilly se bat pour éviter que son fils Émile, huit ans, ne consomme du Ritalin. «J'ai toujours douté de la nécessité de lui en donner», confie-t-elle.

À son avis, les médecins manquent d'écoute lorsqu'il s'agit de diagnostiquer le trouble du déficit de l'attention.

On lui a souvent proposé de donner du Ritalin à son fils, «trop rapidement, sans observation.» «C'est trop facile», dit-elle.




Strip-tease budgétaire
Demain, les conservateurs enlèvent le bas

26 01 2009

La gouverneure générale Michaëlle Jean présente le discours du Trône lundi après-midi et 18 nouveaux sénateurs conservateurs sont assermentés en ce jour de rentrée parlementaire à Ottawa. Mais ce que les députés de l'opposition attendent avec impatience, c'est le discours du budget, mardi.

Avec toutes les annonces faites par les conservateurs ces derniers jours, libéraux, néo-démocrates et bloquistes à la Chambre des communes ne s'attendent plus à beaucoup de surprises.

Le gouvernement minoritaire de Stephen Harper a même déjà confirmé que le budget sera déficitaire. Il a autorisé des fonctionnaires à confier à des journalistes que le déficit sera d'au moins 34 milliards de dollars cette année et vraisemblablement aussi élevé l'année suivante.

Par ailleurs, le ministre fédéral des Transports John Baird a prévu tenir une conférence de presse à Ottawa, lundi.

M. Baird devrait parler des dépenses en infrastructures, un élément clé dans le plan de relance de l'économie proposé par le gouvernement de Stephen Harper.

Depuis des mois, les premiers ministres provinciaux et les maires des grandes villes canadiennes pressent le gouvernement fédéral d'accélérer la mise en oeuvre de projets d'une valeur de 33 milliards de dollars qui devaient être répartis sur sept ans, et même de consacrer davantage de fonds.

Émissions spéciales

RDI présentera une émission spéciale sur le discours du Trône à 13 h 30, animée par Patrice Roy, en compagnie des analystes et journalistes Michel C. Auger, Daniel Lessard et Daniel L'Heureux. La radio de Radio-Canada présentera aussi une émission spéciale animée par Joane Prince, en compagnie de l'analyste Maurice Godin et du politologue Christian Rouillard de l'Université d'Ottawa.

La dernière fois que le Canada était déficitaire, d'après la Presse canadienne.

Les choses ont changé depuis la dernière fois que le budget du gouvernement fédéral a plongé dans le rouge.

La Macarena faisait fureur, l'essence sans plomb se vendait 68,8 cents le litre et grâce à Patrick Roy, l'Avalanche du Colorado remportait la coupe Stanley.

C'est un gouvernement libéral qui était en place à Ottawa. Jean Chrétien était premier ministre. Son ministre des Finances était Paul Martin. On était en 1996, et le déficit fédéral se chiffrait à 8,9 milliards de dollars.

Les Canadiens allaient bientôt émerger d'une dure récession et d'années de compressions fédérales. Le gouvernement allait ensuite enregistrer des excédents budgétaires durant une dizaine d'années de suite.

Aujourd'hui, les Canadiens sont confrontés à ce que la Banque du Canada qualifie de profonde et douloureuse, mais relativement brève, récession.

Quant à la Macarena, pratiquement plus personne ne s'en souvient, l'essence sans plomb se vend environ 83 cents le litre et l'Avalanche du Colorado lutte désespérément pour une place dans les séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey.

( Radio-Canada.ca avec Presse Canadienne )




Le tableau vert remplacé par le Smart Board

26 01 2009

( Marc Larouche, collaboration spéciale - Le Soleil ) - (Rivière-du-Loup) - En vente au Québec depuis 2004, les tableaux interactifs Smart Board, obtiennent de plus en plus de popularité dans les écoles. Après Québec et Trois-Rivières, c'est au tour des écoles du Bas-Saint-Laurent de saluer l'arrivée de cet outil technologique informatisé. Serait-ce la fin du coup de craie sur le tableau noir qui faisait «grincer des dents» les étudiants turbulents?

Ce sont les enseignants des écoles de l'Étoile-Filante de Saint-Onésime, de l'Orée-des-Bois de Sainte-Louise et de la Marée-Montante, de Saint-Roch-des-Aulnaies, qui en profitent. «Le tableau fonctionne à partir d'un projecteur multimédia, d'un ordinateur portable et d'un logiciel d'animation pédagogique. Celui-ci interprète le toucher comme le fonctionnement d'une souris», explique M. Guy Lavoie, de la commission scolaire Kamouraska-Rivière-du-Loup.C'est dire qu'en deux temps trois mouvements, une foule d'activités pédagogiques prennent forme au tableau, qu'elles soient auditives, visuelles ou tactiles. Le premier de ces tableaux interactifs a été installé dans la salle informatique de l'école de la Marée-Montante. Les enseignants des trois écoles ont pu l'expérimenter récemment.

«Cela se situe à des années-lumière des vieux projecteurs à transparents. L'échange entre l'enseignant et ses élèves est favorisé. L'outil interactif exploite au maximum les différentes fonctions multimédias de l'ordinateur : textes, images, présentations, extraits sonores, vidéos, sites Web, et autres», poursuit M. Lavoie.

Le directeur de ces écoles, Michel Ducharme, s'attend à ce que le tableau interactif devienne un outil fort prisé par les enseignants. «Après seulement une heure de présentation, les professeurs étaient prêts à l'utiliser. Le logiciel comporte plusieurs avantages, a aussi des fonctions d'édition, de sauvegarde et de partage de contenu», dit-il.

Par exemple, il est possible, dans l'espace de travail, de faire appel à un rapporteur d'angle virtuel et de procéder en quelques secondes à des mesures devant la classe. «Sur le tableau blanc, vous pouvez ensuite ajouter au crayon vos commentaires, puis encercler en rouge ce que vous jugez important. Il est même possible d'enregistrer l'ensemble des explications et les remettre aux élèves pour révision.

«Les rejoindre dans leur monde»

Pour le directeur, la majorité des jeunes sont pratiquement nés en même temps que le Web. «Le courrier électronique, les blogues, le clavardage, les forums, les moteurs de recherche, les sites Internet font partie de leur culture. Ce n'est pas un mystère pour eux. Avec le tableau interactif, nous avons la possibilité de les rejoindre dans leur monde, de capter leur attention. Ils peuvent participer davantage au processus d'apprentissage.»

Les Écoles de l'Étoile-Filante, de l'Orée-des-Bois et de la Marée-Montante ont acheté neuf tableaux interactifs au coût de 1500 $ l'unité. À cela s'ajoutent le projecteur et l'ordinateur, pour un total de plus de 3000 $ par ensemble. «C'est un investissement important, mais qui va porter fruit. Ce sont nos élèves qui en seront les grands bénéficiaires», conclut M. Ducharme.

La commission scolaire prévoit installer d'autres tableaux Smart Board dans ses écoles d'ici peu. Plus de 500 de ces tableaux ont déjà été installés dans les écoles de la province.




De l'aide demandée pour les chômeurs

26 01 2009

( Sylvain Desmeules, collaboration spéciale - Le Soleil ) - (La Malbaie) - Sylvain Dufour doit «se rapporter au chômage à matin». Il fait partie des quelque 480 000 travailleurs au Canada et 150 000 au Québec qui passent par là chaque mois. Moins chanceux, il est des 1500 dans Charlevoix qui subiront le «trou noir». Ils sont donc plusieurs comme lui à souhaiter que le budget que le gouvernement Harper déposera demain propose l'abolition du délai de carence de deux semaines pour toucher l'assurance emploi.

À partir d'aujourd'hui, M. Dufour doit «arriver» avec un mois sans revenu, soit les deux semaines de carence en plus des deux semaines d'attente d'un premier chèque. «Je ne comprends pas pourquoi on est pénalisé 15 jours de temps pour une demande de chômage. C'est complètement illogique. C'est aux travailleurs cet argent-là. Ce n'est pas baisser les impôts qu'il faut, c'est aider les petits travailleurs avec ce genre de mesure», dit ce camionneur de La Malbaie.Danie Harvey dirige l'organisme Action Chômage dans Charlevoix. L'abolition de ce délai de carence fait partie des demandes adressées à Ottawa depuis bientôt dix ans. «J'ai envie de te dire que nous sommes opportunistes en demandant cela, mais reste que la conjoncture économique est idéale pour poser ce geste», dit-elle.

M. Dufour connaît bien les clichés à l'endroit des chômeurs. «Je n'ai pas choisi le chômage, je veux travailler, mais des emplois à l'année dans Charlevoix, il n'y en a pas beaucoup», rétorque-t-il. Il a travaillé neuf ans au Manoir Richelieu, cinq ans dans le bois comme débroussailleur et est maintenant camionneur pour le déneigement; chaque fois, il a été au chômage!

«C'est pénible. L'été n'a pas été très bon et plusieurs se qualifient de justesse et la moitié de ceux-ci subiront le trou noir (période de l'année entre la dernière prestation d'assurance emploi et le premier jour de retour au travail)», avance Mme Harvey.

Le Bloc québécois a fait de cette mesure un enjeu du prochain budget conservateur. «C'est une mesure immédiate pour aider les gens touchés par la crise, mais la bonification du régime demeure une priorité», argue le whip en chef du Bloc et député de Montmorency-Charlevoix-Haute-Côte-Nord, Michel Guimond, qui compte parmi les politiciens les plus revendicateurs sur ce plan.

Comme le Bloc, le Conseil national des chômeurs souhaite quatre modifications au régime : diminuer de 70 heures le nombre requis pour se qualifier (actuellement, dans Charlevoix, il en faut 455), allonger la durée de prestation, élever le taux de prestation à 60 % (actuellement, il est de 55 %) et abolir le délai de carence de deux semaines.

Mesure de 600 millions $

La mesure coûterait 600 millions $ à Ottawa dont un peu moins du tiers profiterait aux travailleurs du Québec, où la prestation moyenne est de 327 $ par semaine. «Je ne me risque pas à faire de pronostic. Flaherty reste flou quand vient le temps de parler d'aide aux travailleurs, mais la proposition fait néanmoins consensus chez les partis de l'opposition», précise M. Guimond.

Pendant ce temps, Sylvain Dufour attend. Il a prévenu sa conjointe et sa fille que le prochain mois allait être difficile. «Je n'irai pas quêter, j'ai quand même un peu de fierté, mais c'est une mesure qui aiderait tellement. Au lieu de s'endetter pour la moitié de l'année, on serait capable de tenir le coup jusqu'à ce que le travail reprenne», réfléchit à voix haute le solide gaillard.

Certes, il aimerait bien tenir le volant d'un camion lourd entre ses mains, mais il doit s'en remettre à de la gymnastique arithmétique. «On fait du crayon. J'en connais tellement des petits salariés qui en arrachent, actuellement. Ce serait tellement simple de régler une partie du problème...», termine-t-il.




Détails du budget divulgués par les médias
Une stratégie inhabituelle liée à la crise

26 01 2009

( Ian Bussières - Le Soleil ) - (Québec) - Les nombreuses fuites gouvernementales concernant le budget fédéral qui sera déposé demain par le ministre des Finances Jim Flaherty sont une situation inhabituelle liée directement au contexte de crise économique, selon le politologue Réjean Pelletier, professeur à l'Université Laval.

«Dans le passé, le gouvernement tentait toujours de garder le secret sur les détails d'un budget à venir, notamment pour éviter que des personnes puissent en tirer avantage, notamment à la bourse. Des gens auraient pu acheter des actions d'une entreprise en sachant que le gouvernement prévoyait des mesures pour relancer cette industrie et les revendre à profit en raison d'une hausse de valeur faisant suite à l'annonce des mesures», explique M. Pelletier.Selon lui, la situation actuelle est toutefois différente parce que ce ne sont pas que quelques individus, mais bien toute la population qui est mise au courant de détails du budget par ces fuites.

«On a annoncé plus tôt quel serait le déficit budgétaire en espérant que les journaux se concentrent davantage sur les mesures visant à relancer l'économie le jour de la présentation du budget», poursuit le professeur, qui croit que cette façon de faire pourrait profiter au gouvernement de Stephen Harper.

«Alors que ce n'est pas dans la philosophie des conservateurs, ceux-ci veulent démontrer qu'ils sont prêts à aider les entrepreneurs en raison de la crise économique. Ils veulent faire ressortir "le bon" dans le budget qui sera présenté, et ce, malgré le déficit», poursuit-il.

Battre la coalition

Le but ultime de cette démarche serait évidemment d'affaiblir la coalition du Parti libéral et du Nouveau Parti démocratique appuyée par le Bloc québécois.

«Le Parti conservateur souhaite que le budget soit si bien reçu qu'il devienne difficile pour les partis d'opposition de voter contre. Le NPD va probablement voter contre quand même, le Bloc ne sera probablement pas satisfait, alors ce sont encore les libéraux qui devront agir comme arbitres!», image Réjean Pelletier, qui estime que cette initiative prouve que Stephen Harper a pris la coalition au sérieux.

«Le gouvernement s'est aperçu que c'était du sérieux. Avant, il avait la maîtrise de la situation mais là, il a perdu le contrôle et s'est rendu compte qu'il se retrouvait en situation inconfortable.»

Réjean Pelletier ne croit toutefois pas que la pratique des fuites calculées ne devienne la coutume au gouvernement canadien. «Un autre parti pourrait tenter de faire la même chose mais je crois que c'est particulier au contexte de crise. Je serais surpris qu'on y revienne à si grande échelle dans l'avenir avec des gens du bureau du premier ministre qui font des déclarations», termine-t-il.




Lévis
Le parc du Rigolet émet des biogaz migrateurs

26 01 2009

( Marc Saint-Pierre - Le Soleil ) - (Québec) - Héritage d'une époque où les règles environnementales é­taient ignorées, le sous-sol du quartier Saint-Romuald, à Lévis, émet des biogaz.

Ce méthane émane précisément du parc du Rigolet, espace vert situé entre le Juvénat Notre-Dame et le chemin du Fleuve, près de l'hôtel de ville, dans le quartier patrimonial. L'endroit a servi naguère de dépotoir, au moins jus­qu'au milieu des années 70. À l'époque, les administrations municipales ont estimé que les déchets domestiques pouvaient servir de matériaux de remplissage.

Comme dans n'importe quel site d'enfouissement, les biogaz de Saint-Romuald sont créés par la décomposition de la partie biodégradable de ces déchets. Mais il y a plus. Ceux-ci en sont vraisemblablement à migrer vers les propriétés du chemin du Fleuve, qui jouxtent le parc. Le bâti urbain y compte entre autres des habitations à logements multiples, une résidence pour personnes âgées, une garderie et la maison des jeunes La Ruche.

«C'est par un coup de fil de la Direction de l'environnement de la ville de Lévis, l'été dernier, que j'ai appris l'existence des biogaz. Plus tard, c'est par lettre qu'une stagiaire de la direction m'a confirmé qu'ils pouvaient s'infiltrer chez moi. Elle me demandait en même temps si elle pouvait effectuer des relevés. Les lectures ont démontré qu'il y en avait», indique au Soleil Marie France DeBlois, qui fait état de visites de techniciens de firmes d'experts à sa résidence du chemin du Fleuve. Et notamment, au cours du mois d'octobre, du débarquement des pompiers et de l'intervention d'une équipe polyvalente mixte rassemblée par la Ville pour expertiser les lieux.

«Ils en ont conclu que je n'ai pas à m'inquiéter. Le discours général se veut rassurant, mais sans preuve à l'appui. Je ne suis pas rassurée du tout. Je suis insécure. Je ne sais pas ce qui va arriver», ajoute la professeur à l'emploi de la commission scolaire des Navigateurs.

Dans sa lettre à Mme DeBlois datée d'août 2008, la Direction de l'environnement confirme l'existence de l'ancien dépotoir et des biogaz qui peuvent en émaner, précisant qu'ils «peuvent migrer latéralement à travers le sol et s'infiltrer à l'intérieur de diverses structures».

«En conséquence, par mesure de précaution, la Ville de Lévis désire effectuer des relevés de biogaz dans votre résidence.

Advenant la présence de biogaz, la Ville effectuera les mesures correctives nécessaires afin de remédier à la situation», a-t-elle précisé.

«Je ne vois pas leur bon vouloir à corriger la situation. J'ai eu plusieurs échanges avec la Direction de l'environnement et son coordonnateur Christian Guay. Un rapport préparé avant les Fêtes recommande une étude de plus. En ce qui me concerne, c'est un retour à la case départ. C'est un nouveau plaster sur un bobo qu'ils refusent de soigner», a souligné Mme DeBlois.

Conversations

De ses conversations avec les techniciens, Mme DeBlois retient plutôt que les biogaz peuvent générer une explosion, advenant que leur concentration dépasse certains niveaux, dans un milieu fermé, une maison par exemple. «On me dit que ça ne se produira pas. Mais je n'ai pas l'assurance du contraire. Les questions que je me pose toujours : "Suis-je en sécurité dans ma maison? "Puis-je allumer mon poêle à bois?" Plein de choses me passent par la tête», s'inquiète-t-elle.

Dans le quartier, d'autres gens ne voient pas de raison de s'inquiéter ou ne croient simplement pas que les pelouses du parc du Rigolet verdissent sur des déchets.

Transaction avortée

Mais il y en a d'autres que ça émeut. L'acupunctrice Lyne Villeneuve notamment, qui s'est désistée d'une promesse d'achat sur une propriété donnant sur le parc, quand les biogaz ont été portés à son attention, par le téléphone arabe du quartier. Mais il y a plus que cette transaction avortée dans son esprit.

«Tout est caché là-dedans. On m'a refusé l'accès à l'information, soulève-t-elle.

«J'habite tout près du parc, mais je crois être assez loin pour ne pas en subir de préjudices graves. Mais je risque de voir se détériorer mon quartier, un quartier que j'aime et que ma famille habite depuis cinq générations. J'y suis née. Il faut le respecter et le restaurer», a-t-elle terminé.




Québec
La maison Loyola: cette fois la bonne ?

26 01 2009

( Jean-François Racine - Le Journal de Québec ) - (JFR) — Sans vouloir le confirmer officiellement, le maire Régis Labeaume a tout de même précisé qu'il allait s'occuper personnellement du dossier de la maison Loyola, sur la rue d’Auteuil, afin que le projet qui remonte à 2002 se concrétise enfin.

«Je vais le prendre en main personnellement. J'embarque. Je vais m'investir là-dedans. Avec un homme d'affaires, on va régler le problème», a dit, hier, le maire Labeaume qui n'a pas voulu fixer d'échéancier précis. «D'ici 2011», a-t-il ajouté en riant.

L'homme d'affaires non identifié serait Yvon Charest, patron de l'Industrielle Alliance.

Une campagne de financement serait organisée afin d’acquérir la maison Loyola pour permettre l’agrandissement de la Maison Dauphine.

L’objectif est d’acheter la maison Loyola pour soutenir les activités de la Maison Dauphine. Le bâtiment patrimonial en dormance depuis longtemps sera rénové pour y déménager les jeunes de l'École de la rue.

Beaucoup d'impatience

Sur l'immeuble, une affiche montre l'impatience de plusieurs dans ce dossier. «Cette bâtisse a été condamnée par le gouvernement du Québec par la décision administrative de la Régie du bâtiment en juillet 2001. Maintenue dans cet état par choix politique des élus de la Ville de Québec, dans l'indifférence du gouvernement du Québec et du Canada et aux frais du propriétaire qui n'a pas les trois ou quatre millions nécessaires à la rénovation exigée par les autorités», peut-on lire.

La maion Loyola est l'édifice public de style néo-gothique le plus ancien au Canada (1817).

En 2002, la maison Loyola était l'un des quatre bâtiments historiques de la Ville de Québec qui devaient être rénovés moyennant des investissements de deux millions de dollars.

L'endroit a déjà abrité le bar-spectacle D’Auteuil et le bar la Fourmi Atomik. Le site a été fermé à l’été 2000 pour des raisons de sécurité.




Accident mortel en Beauce

26 01 2009

( Marcel Charland - Blogue-Média ) - Une personne a perdu la vie en soirée dimanche à Vallée Jonction.

L'accident est survenu sur la route 73 qui a dû être fermée pendant plusieurs heures.

Plus de détails à venir.




Des caméras pour calmer les écoliers

26 01 2009

( Marie Allard et Silvia Galipeau - La Presse ) - L'utilisation de caméras vidéo dans les autobus scolaires est en croissance au Québec. Des 20 commissions scolaires jointes par La Presse, 18 ont indiqué qu'elles y font appel au besoin. Quatre transporteurs interviewés ont aussi admis sans détour qu'ils s'en servent. Ce phénomène est largement sous-estimé.

«Certaines commissions scolaires ont certes dû l'utiliser, mais ce n'est pas une pratique très répandue», nous a affirmé au début du reportage Jean-Pierre St-Gelais, porte-parole de la Fédération des commissions scolaires du Québec. Notre vérification prouve le contraire.

De même, plusieurs commissions scolaires ont d'abord répondu qu'elles ne filment pas les jeunes dans les autobus jaunes... sauf en «dernier recours», quand un problème ne peut être réglé autrement. Une notion très variable : les caméras sont en fonction «une fois ou deux par an » à la commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke, «de cinq fois à une dizaine de fois par an» à la commission scolaire Coeur-des-Vallées et «peut-être 80 fois par an» à la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys. D'autres n'ont pas de statistiques à transmettre et se contentent de dire qu'elles utilisent des caméras «quand c'est requis».

À la commission scolaire Rivière-du-Nord, «c'est tout nouveau de cette année», a dit Michaël Charrette, directeur de l'organisation scolaire et du transport. C'est après avoir constaté que les commissions scolaires des alentours exigent que les transporteurs munissent leurs autobus de caméras que Rivière-du-Nord a décidé de faire pareil. «Nous demandons que 10% du parc total soit muni de caméras», à actionner au besoin, a expliqué M. Charrette. Elles ont servi cinq fois depuis la rentrée.

Choisir les caméras

«Nous n'avons pas de caméras, mais nous en cherchons quatre», a pour sa part indiqué Jean-François Parent, secrétaire général de la commission scolaire des Premières-Seigneuries, à Québec. «On a quelques situations qui ne se résorbent pas, des cas de discipline et de transactions de drogue» qui pourraient être réglés en filmant dans les bus, estime M. Parent.

D'autres utilisent les caméras de vidéosurveillance dans les autobus depuis 10 ans (Marguerite-Bourgeoys), voire 15 ans ou plus (Laval, English Montreal, Région-de-Sherbrooke). Et presque toutes jugent leur utilisation concluante. «Ça donne de très bons résultats, a dit Nicole Hénault, secrétaire générale de la commission scolaire Kamouraska-Rivière-du-Loup. On a commencé par acheter une caméra et on est rendus à quatre, mais elles ne filment jamais en permanence.»

Dans les autobus scolaires, la simple vue du boîtier de la caméra - même vide! - peut calmer les délinquants, avancent plusieurs. «Cela peut avoir un effet dissuasif, reconnaît Denis Cyr, directeur général des Autobus Terremont. Mais de là à les impressionner, je ne crois pas. C'est vite oublié. Le naturel revient au galop.»

Respecter les droits des élèves

Seule la commission scolaire de Montréal a dit être opposée à l'usage de caméras dans ses autobus, «pour respecter les droits des élèves», a indiqué Alain Perron, son porte-parole. À la commission scolaire Lac-Témiscamingue, «on n'en utilise pas présentement, mais peut-être un jour, a dit le porte-parole Martin Lefebvre. Nous sommes assez chanceux, il n'y a pas ici de phénomène de gangs de rue comme en ville et les gens se connaissent beaucoup. Mais nous ne sommes pas à l'abri de tous les problèmes.»

À la commission scolaire des Affluents, on ne s'est servi qu'une fois d'une caméra dans un bus depuis trois ans. «On n'a pas besoin de se lancer là-dedans: c'est assez cher, ça se refléterait dans un autre poste budgétaire, a fait valoir Sylvio Parent, régisseur au secteur transport. J'ai des collègues qui sont en amour avec les caméras. Mais il ne faut pas oublier que si on est capable de filmer les jeunes, les jeunes sont aussi capables de filmer les chauffeurs!»

Du côté des parents, il n'y a jamais eu de plaintes au sujet de l'utilisation de caméras dans les autobus, a signalé François Paquette, premier vice-président à la Fédération des comités de parents du Québec. «J'ai justement plus de difficultés avec les jeunes qui filment n'importe quoi et qui le mettent sur l'internet. Dans ce cas-ci, tant que c'est à des fins de sécurité, pour des problèmes particuliers, je n'ai pas de problème avec ça.»

Étonnamment, les chauffeurs d'autobus ne voient pas les caméras d'un très bon oeil. «Ce n'est pas la solution. Nous, on revendique plutôt une politique nationale de discipline», a commenté Jacques Forgues, président du secteur transport scolaire de la CSN, qui regroupe plus de la moitié des 4000 chauffeurs de bus scolaires syndiqués au Québec. «Mettez toutes les caméras que vous voudrez, ce n'est pas de l'éducation.»




Des contraventions pour les insultes ?

26 01 2009

( Catherine Handfield - La Presse ) - «Cochon», «poulet», «mangeux d'beignes»... Les Montréalais pourraient devoir y penser à deux fois avant d'insulter un policier. La Ville étudie la possibilité de sanctionner les injures adressées à ses agents de la paix.

Comme il l'a annoncé à la mi-janvier, le conseil municipal doit aussi entériner demain soir une décision pour interdire le port d'un masque pendant les manifestations.

De plus, La Presse a appris que la police de Montréal caresse l'idée de remettre des contraventions aux citoyens qui les insultent. Le contentieux de la Ville vérifie actuellement si ce règlement, en vigueur dans d'autres villes du Québec, serait applicable dans la métropole.

«Le comité exécutif et nos avocats ont eu une première rencontre à ce sujet en novembre et doivent se rencontrer de nouveau en mars pour faire le point», a indiqué l'inspecteur-chef Paul Chablo, chef de la division des communications au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Au terme de l'analyse juridique, l'administration municipale décidera si elle souhaite modifier le Règlement sur la prévention des troubles de la paix, de la sécurité et de l'ordre publics.

Le responsable de la sécurité publique au comité exécutif de Montréal, Claude Dauphin, se dit «sensible» à la question des insultes, mais n'a pas souhaité commenter davantage. «Nous en discuterons sous peu à la Commission de la sécurité publique, a-t-il dit. Il faut suivre toutes les étapes.»

«Une notion de respect»

La Fraternité des policiers et policières de Montréal a été la première à proposer à la Ville de sanctionner les insultes et injures à l'égard des policiers, selon son président, Yves Francoeur. Le syndicat en fait la demande depuis 2003.

«Le but est d'inculquer la notion de respect envers les policiers, une notion qui se perd à Montréal», a affirmé M. Francoeur, en entrevue avec La Presse.

Un règlement similaire est déjà en vigueur à Québec, à Sherbrooke et à Trois-Rivières. À Montréal, cela faciliterait le travail des policiers à la sortie des bars, estime le président du syndicat.

«Le service de police est obligé d'envoyer des effectifs très importants boulevard Saint-Laurent. Or, si les policiers pouvaient remettre des contraventions à ceux qui les insultent, ça calmerait les ardeurs et ça empêcherait la situation de dégénérer.»

Selon M. Francoeur, «il n'y a jamais eu autant de policiers intimidés, victimes de voies de fait et encerclés que depuis deux ans.»

Manifestants masqués

La Fraternité est également l'instigatrice d'un règlement qui doit être entériné demain soir au conseil municipal. La Ville veut interdire le port de cagoules et le recours à tout autre moyen de se masquer le visage dans les manifestations publiques. Le règlement serait adopté fin février.

Le syndicat a formulé sa première demande au tournant des années 2000 après une violente manifestation dans les rues de Montréal. Un policier avait perdu l'usage d'un oeil après avoir reçu un projectile lancé par un manifestant cagoulé.

«Logique et bon sens»

«À ce moment-là, on n'avait aucun règlement pour intervenir avant que ça dégénère», a indiqué Yves Francoeur, qui souligne que les policiers de Québec bénéficiaient d'un tel pouvoir. En effet, le Règlement pour le bon ordre et la paix dans la Cité de Québec, adopté en 1865, interdit le port d'un masque sur la place publique.

La direction du SPVM assure que, si le conseil municipal entérine la décision, les policiers appliqueront leur nouveau pouvoir «avec logique et bon sens».

«Les manifestants qui se couvrent le visage d'un foulard en hiver ou qui revêtent un masque de politicien ne représentent aucun risque, a précisé Paul Chablo. À l'opposé, les gens qui portent un masque à gaz sont susceptibles de recevoir une contravention.»




Nouveau Colisée: un siège à 31 $ par mois

26 01 2009

( Ian Bussières - Le Soleil ) - (Québec) - Le comptable Mario Bédard et son groupe lanceront officiellement le 2 février leur formule de financement par Desjardins AccordD pour l'achat de sièges dans un nouveau Colisée. En même temps, ils commenceront aussi à réclamer paiement de la part des personnes qui se sont engagées à acheter 1300 sièges dans le futur amphithéâtre.

«Nous avons finalisé l'entente pour le financement AccordD cette semaine avec Desjardins et nous allons confirmer tout ça jeudi lors de l'assemblée de notre conseil d'administration», déclarait hier Mario Bédard.Vendus 1500 $ dans les balcons, 3000 $ dans les mezzanines et 5000 $ dans les loges, les droits sur un siège du nouveau Colisée coûteront 31 $, 72 $ ou 103 $ par mois avec un plan de financement sur 60 mois à ceux qui se prévaudront du système de vente à tempérament.

«Nous ne voulions pas réclamer paiement avant de pouvoir offrir un plan de financement et c'est maintenant fait. Le prochain mes­sage que nous ferons parvenir à nos acheteurs leur demandera s'ils souhaitent payer comptant ou par AccordD», poursuit M. Bédard.

On communiquera donc avec les quelque 1300 personnes qui ont rempli le formulaire d'intention durant le mois de février. «On donne 30 jours aux gens pour nous payer, mais ça suivra davantage le rythme que notre employée à mi-temps pourra suivre», poursuit-il.

Actuellement, le groupe Bédard a reçu des formulaires d'intention remplis pour 1300 sièges et 37 loges, le tout pour un montant de 5,93 millions $.

«Quand nous aurons contacté tout le monde à la fin du mois de février, nous placerons la somme recueillie en fiducie et, à la fin du mois de mars, on commencera à percevoir des revenus d'intérêts qui devraient nous permettre d'embaucher un ou deux employés», explique Mario Bédard.

C'est aussi à partir de ce moment qu'une campagne de sollicitation se mettra en branle pour convaincre d'autres personnes de se porter acquéreurs des droits sur les sièges d'un éventuel nouvel amphithéâtre.

«Pour que nous avancions plus avec notre projet, il nous faudra des employés sur le téléphone pour faire de la vente. Nous vendons actuellement entre quatre et huit sièges par jour sans équipe de vente. Ce n'est pas assez. Les maniaques ont déjà répondu à l'appel, il faudra maintenant convaincre les autres», explique M. Bédard.

Les acheteurs obtiennent un droit à vie sur le siège acheté, mais doivent tout de même payer leur billet pour assister à un spectacle ou à un match de hockey.

Les plans sont prêts

Mario Bédard indique que les plans du futur édifice, réalisés par la firme ABCP, seront dévoilés en même temps que sera lancé le programme de financement AccordD. Le bâtiment sera une structure hybride de bois et d'acier semblable à celle du Tacoma Dome, dans l'état de Washington.

Mario Bédard et son groupe souhaitent vendre les droits sur 13 000 sièges et 50 loges pour amasser 50 millions $ d'ici trois ans. Il espère ensuite convaincre la Ville de Québec d'investir le même montant et les gouvernements fédéral et provincial d'investir 100 millions $ chacun dans le projet de 300 millions $.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

26 01 2009

Conditions actuelles

Enregistrées à: Aéroport intl Lesage de Québec 5h00 HNE lundi 26 janvier 2009

Condition:

Généralement dégagé

Température:

-29,6°C

Pression / Tendance:

103,0 kPa / à la hausse

Visibilité:

24 km

Humidité:

64%

Refr. éolien:

-38

Point de rosée:

-34,2°C

Vent:

NNE 8 km/h

Cote air santé:

N.D.

Prévisions

Émises à: 5h00 HNE le lundi 26 janvier 2009

Avertissement de smog en vigueur.

Aujourd'hui:

Ensoleillé. Vents devenant du sud-ouest à 20 km/h cet après-midi. Maximum moins 19. Refroidissement éolien de moins 29 cet après-midi.

Ce soir et cette nuit:

Passages nuageux. Vents du sud-ouest de 20 km/h devenant légers ce soir. Minimum moins 24. Refroidissement éolien de moins 32.

Mardi:

Ensoleillé. Vents jusqu'à 15 km/h. Maximum moins 15. Refroidissement éolien de moins 34.

Mercredi:

Alternance de soleil et de nuages. Minimum moins 21. Maximum moins 11.

Jeudi:

Nuageux avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 12. Maximum moins 7.

Vendredi:

Nuageux avec 40 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 9. Maximum moins 7.

Données historiques

Hier

Max:

* -17,0°C

Min:

* -31,5°C

Précip.:

* 3,1 mm

Normales

Max:

* -8°C

Min:

* -16°C

Aujourd'hui

Lever du soleil:

* 7:16

Coucher du soleil:

* 16:39




Le premier ministre chinois fête le Nouvel An au Sichuan

26 01 2009

( Agence Chine Nouvelle ) - Le 24 janvier, le Premier ministre Wen Jiabao est venu dans les régions dévastées par le tremblement de terre du Sichuan. Il a accueilli l'arrivée du Nouvel An chinois avec les sinistrés.

C'est la 7ème visite du Premier ministre Wen Jiabao dans cette partie du pays en l'espace de sept mois depuis le séisme du mai dernier.

Il a visité des villages d'ethnie Qiang, et des établissements médicaux, constaté de visu le déroulement de la reconstruction post-calamité et exprimé sa solidarité à l'égard des sinistrés et des travailleurs médicaux.

Au soir de réveillon, il est venu au bourg Yingxiu, ravagé le plus par le tremblement de terre de l'an dernier.

Wen Jiabao s'est dit très content du déroulement de la reconstruction de ce bourg détruit.

Lorsqu'il est entré dans la maison de Wu Huiling, la maîtresse était en train de préparer le repas pour le réveillon.

Wen Jiabao s'y joint et l'a aidée à faire la cuisine. En un instant, un plat au porc cuit aux piments au goût sichuannais a été préparé ce qui a beaucoup rechaussé le coeur de Wu Huiling et ses voisins.

( Texte de propagande communiste )




France : Sud-Ouest
8 morts, 680.000 foyers sans électricité

26 01 2009

( Europe 1.fr - Paris ) - Huit morts, 680.000 foyers toujours sans électricité, des dégâts "considérables" sur les lignes téléphoniques, des arbres arrachés : les dégâts provoqués par la tempête qui a frappé le Sud-Ouest de la France samedi sont très importants. L'essentiel des efforts se concentre désormais autour des lignes électriques. La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a annoncé lundi sur Europe 1 que l'état de catastrophe naturelle serait déclaré "le plus rapidement possible et probablement dans les quinze jours".

Sur le réseau électrique : l'électricité devrait être rétablie d'ici une semaine dans plus de 90% des foyers, à l'exception des habitants des Landes, le département le plus touché par les intempéries de ce week end, selon le P-dg du groupe EDF, Pierre Gadonneix. 680.000 foyers sont toujours sans courant ce lundi et cette absence d'électricité perturbe les réseaux d'eau, de téléphone et ferroviaire. Les équipes d'Electricité Réseau Distribution France sont à pied d'oeuvre pour rétablir les lignes électriques endommagées avec l'aide de renforts de pays européens, notamment le Portugal, l'Allemagne et la Grande-Bretagne. Mais les réseaux qui permettent le transport d'électricité entre la France et l'Espagne sont bien "fragilisés". Le réseau de transport d'électricité dans le sud de la France sera totalement réalimenté "au plus tard dans cinq jours", préalable indispensable au retour du courant chez tous les consommateurs. Le point de rupture de la ligne très haute tension, qui prive d'électricité les deux tiers de la population des Pyrénées-orientales, a lui été repéré, mais il se trouve dans une zone escarpée près de Cucugnan.

Le bilan humain confirmé par Michèle Alliot-Marie sur Europe 1 est de 8 morts. Quatre décès ont été provoqués par la chute d'objets ou d'arbres abattus par le vent. Quatre autres personnes sont mortes intoxiquées par du monoxyde de carbone.

Sur le plan sanitaire : L'hôpital de Mont-de-Marsan a déclenché dimanche le Plan Blanc, un dispositif exceptionnel pour faire face à une forte occupation des services hospitaliers, beaucoup de malades ne pouvant pas rentrer chez eux où il n'y a ni eau ni électricité après la tempête.

Sur le réseau téléphonique : France Télécom a fait état dimanche à la mi-journée de "dégâts considérables" sur son réseau. 300.000 clients sont toujours privés de téléphone fixe. 100.000 lignes pourraient être rétablies d'ici 24 heures. Le retour à la normale est espéré "pour la fin de la semaine prochaine". Le réseau mobile est également touché, ce qui complique la tâche des secours.

Dans les transports : la situation revient peu à peu à la normale, à l'exception de la SNCF qui conseille encore de reporter les voyages prévus. Les axes ferroviaires Toulouse/Montauban/Limoges/Paris et Toulouse/Narbonne/Montpellier ont été remis en service dimanche en début d'après-midi. En revanche, "les axes ferroviaires Hendaye/Dax/Bordeaux et Toulouse/Agen/ Bordeaux sont toujours fermés au trafic". Pour acheminer les voyageurs, des liaisons routières de substitution ont été mises en place entre Toulouse et Bordeaux. Tous les détails sur le site de la SNCF.

Pas d'école lundi : la préfecture des Landes a annoncé que tous les établissements scolaires seraient fermés lundi dans les Landes pour permettre une évaluation, "par établissement", des conséquences de la tempête. La plupart des établissement scolaires de Gironde et du Lot-et-Garonne seront également fermés.

La situation météo : le dispositif d'alerte rouge, qui touchait samedi matin neuf départements, a été totalement levé. Dans le dernier bulletin, six départements du Sud-Ouest restent cependant en "vigilance orange" en raison du risque de crues et d'inondations : Charente-Maritime, Charente, Dordogne, Gironde, Landes et Gers. Pour en savoir plus : Météo France publie une "carte de vigilance".

Les réactions politiques : en déplacement au Pian-Médoc en Gironde dimanche, Nicolas Sarkozy a annoncé que l'Etat avait fait appel à l'armée pour porter secours aux sinistrés. De son côté, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a annoncé lundi sur Europe 1 que l'état de catastrophe naturelle serait déclaré "le plus rapidement possible et probablement dans les quinze jours" dans les départements du sud-ouest touché par les intempéries au cours week-end. Mme Alliot-Marie a précisé que les contrats d'assurances couvrent des dégâts causés par la tempête comme le vent mais pas ceux provoqués "par l'action des vagues ou les coulées de boues". "L'état de catastrophe sera déclaré dès que nous aurons les remontées sur les dégâts remontant des mairies et des préfectures", a précisé Mme Alliot-Marie soulignant que cette déclaration permettra d'accélérer les procédures de remboursement. Les quatre communes de la région d'Hautmont (Nord), ravagées par une tornade dans la nuit du 3 au 4 août, avaient été reconnues en état de catastrophe naturelle par un arrêté du ministère de l'Intérieur publié trois semaines plus tard.




Musique
Vive le prog québécois libre!

26 01 2009

( Jean-Christophe Laurence - La Presse ) - Le rock progressif québécois a vécu son âge d'or dans les années 70. Une compilation rend hommage à ces groupes musicalement ambitieux, qui n'ont pas toujours connu le succès escompté.

Ils s'appelaient Sloche, Morse Code, Maneige, Pollen, Ungava ou Dionysos. Ils avaient les cheveux aussi longs que leurs connaissances musicales étaient grandes. Et ils voulaient aller beaucoup plus loin que les conventions rock ordinaires.

Rejetons sophistiqués de la révolution pop, cousins plus ou moins germains des Yes, Genesis et autres Gentle Giant, les groupes progressifs québécois se sont multipliés dans les années 70. Certains s'inspiraient de la musique classique, d'autres du jazz, du folk, du «trad» québécois, du funk, du world beat ou de la musique électroacoustique. Mais leur ambition artistique, loin de la logique du 45-tours, ne s'est pas toujours concrétisée du côté des ventes. À quelques exceptions près, la plupart n'ont connu aucun succès commercial.

Oubliés? Pas tout à fait. C'est pour rendre hommage à cette «fabuleuse odyssée» que l'étiquette Gala lance la compilation L'Ultime rock progressif du Québec. En deux disques et 30 morceaux, cette anthologie commentée (excellent livret, fourni et détaillé) et très bien construite offre un survol éclairant des différents groupes qui ont animé le mouvement. Il y a des évidences (Harmonium, Octobre, Maneige, L'Infonie, Contraction), mais aussi des formations moins connues (Pollen, Toubabou, Conventum, L'Engoulevent, Dionne-Brégent) et des raretés encore jamais été rééditées (Dyonisos, Sloche, Ungava).

«On parle rarement de rock progressif dans les livres sur la chanson québécoise. Comme si cela n'avait pas trop existé, déplore Jean-Pierre Sévigny, historien de la musique et cerveau de la compilation. Je trouvais important de réparer cette injustice. Je l'ai fait par devoir de mémoire. En partie pour me faire plaisir, et en partie pour les jeunes qui ne connaissent pas cette période et qui s'intéressent à des musiques plus créatives.»

Jean-Pierre Sévigny s'explique mal que le «prog» québécois soit ainsi passé à la trappe. Avec l'Angleterre et l'Italie, la Belle Province fut pourtant un des épicentres de ce mouvement musical international, donnant naissance à une surprenante quantité de groupes - d'où sortiront par ailleurs quelques grands noms comme Pierre Flynn, Serge Fiori, Raoûl Duguay (L'Infonie) et Claude Mégo Lemay (Céline Dion).

Le problème, c'est que la plupart de ces groupes étaient plus portés sur la musique que sur la parole. On peut supposer que les livres d'histoire les ont occultés: 1) parce qu'il n'ont pas eu de grand succès commercial, 2) parce qu'ils ne proposaient pas de message porteur, dans une époque profondément fleurdelisée. «Ils avaient une fibre québécoise, mais aussi une grande ouverture sur le monde. Ils ne s'intégraient pas vraiment à la marche nationaliste», résume Jean-Pierre Sévigny.

Tout cela a-t-il bien vieilli? Ça, c'est une autre histoire. Bien que tout à fait unique, le rock progressif québécois s'est inscrit dans un courant typique des années 70, avec une instrumentation typique des années 70 (ah, le fameux mellotron!). Si certains groupes, comme Conventum ou Dionne-Brégent, ont transcendé la mode «prog», d'autres, comme Pollen, Morse Code ou Contraction, peuvent sonner, disons...un peu démodés. Mais bon. C'est aussi ça, faire partie de l'histoire...

À noter que plusieurs albums ici représentés ont fait l'objet d'une réédition intégrale par l'étiquette ProgQuébec.

L'ULTIME ROCK PROGRESSIF DU QUÉBEC

Disques Gala




Les deux increvables de la planète Mars

26 01 2009

( Le Temps par Lucia Sillig ) - Spirit et Opportunity étaient partis pour trois mois... Les deux robots de la NASA crapahutent depuis maintenant cinq ans sur la planète rouge!

C’était en novembre dernier, pendant l’hiver martien, au cœur d’une terrible tempête de sable. On a cru Spirit en état de mort cérébrale. Le niveau d’énergie que génère le robot était descendu à 189 watts par heure – soit de quoi alimenter une ampoule ordinaire pendant une heure et demie. Ordre lui a alors été donné d’éteindre tous les chauffages non nécessaires et de ne pas entrer en contact avec la Terre pour consacrer ses dernières forces à tenter de recharger ses batteries. Une course contre le temps à cette saison où le soleil qui lui procure son énergie vitale se fait rare et la température descend à -100°C. Il fallait faire vite avant que ses composants électroniques soient irrémédiablement endommagés par le froid. En Californie, l’équipe du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA retenait son souffle, ne sachant même pas si le robot avait pu enregistrer le plan de sauvetage.

Mais il a survécu. Après quelques jours, toujours faible mais regagnant lentement des forces, il reprenait contact avec la Terre. Spirit et son comparse Opportunity étaient partis pour trois mois d’exploration: cela fait maintenant cinq ans qu’ils crapahutent sur la planète rouge. Miraculés, ils le sont plusieurs fois. Ne serait-ce que parce, jusqu’ici, plus de la moitié des missions martiennes ont échoué avant d’arriver à destination. Retour sur un exploit techno-scientifique.

La spectaculaire longévité des deux robots a surpris même les membres les plus optimistes de l’équipe du JPL, qui leur donnaient cinq mois. Ils la doivent notamment aux vents martiens qui dépoussièrent de temps à autre leurs panneaux solaires. Ils? Elles, en fait. Puisque les robots américains sont féminins. Le physicien fribourgeois Albert Haldemann, ex-numéro trois de la mission, aujourd’hui à l’Agence européenne spatiale, explique: «En anglais, les navires sont féminins. Un des scientifiques qui a travaillé sur les missions précédentes était un ancien de la Navy, c’est lui qui a insisté. Maintenant, c’est devenu une habitude. A la NASA, en tout cas; en Europe, nous n’avons pas encore tranché.»




Budget : Harper joue ses atouts

26 01 2009

( Le Devoir.com par Marco Bélair-Cirino - Édition du lundi 26 janvier 2009 ) - Des dépenses de plusieurs milliards dévoilées avant le budget de demain Moins de soixante-douze heures avant le discours du budget, des ministres du gouvernement Harper dévoilaient aux quatre coins du pays une multitude de mesures pour relancer l'économie canadienne.

Le ministre des Finances, Jim Flaherty, annoncera demain devant la Chambre des communes l'injection de plus de 2 milliards de dollars pour la rénovation des logements sociaux, de 1,5 milliard pour la formation et le développement de la main-d'oeuvre, de 160 millions pour les arts et la culture et de plus de 150 millions pour donner un nouveau souffle à l'industrie touristique, a-t-on appris à l'avant-veille de son discours du budget. Ces mesures s'ajoutent à celles qui ont été dévoilées la semaine dernière par des ministres conservateurs et des proches du premier ministre.

Le gouvernement Harper entend injecter plus de deux milliards, en moins de deux ans, pour accélérer la rénovation des logements sociaux au pays, a indiqué samedi le ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux du Canada, Christian Paradis «en exclusivité» au Journal de Montréal. Environ un milliard sera consacré à la rénovation des logements sociaux destinés aux personnes à faible revenu, alors que 400 millions seront versés dans un programme visant spécifiquement les résidences pour aînés à faible revenu. Enfin, 600 millions serviront à la rénovation des infrastructures dans les réserves autochtones, annonçait M. Paradis.

Le budget Flaherty consacrera par ailleurs 1,5 milliard à la formation de la main-d'oeuvre, a indiqué hier pour sa part à CTV la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences, Diane Finley. Elle a précisé que cette somme d'argent aidera tant les personnes qui bénéficient de l'assurance-emploi que celles qui sont inadmissibles aux prestations pour les travailleurs privés de leur emploi. «Beaucoup de personnes perdront malheureusement leur emploi, a dit Diane Finley. On veut être sûrs qu'on les aide.» Diane Finley a refusé de dire si les critères d'admissibilité seraient assouplis, si les montants des prestations seraient revus à la hausse et si les périodes des prestations seraient prolongées. Elle a toutefois rappelé que son gouvernement s'était déjà engagé à ne pas augmenter le taux de cotisation à l'assurance-emploi cette année. Elle a également indiqué qu'il y aurait dans le budget des mesures incitatives pour aider les apprentis travailleurs à obtenir de la formation pour des métiers qualifiés ainsi que des initiatives pour accélérer la reconnaissance des compétences des travailleurs immigrants. Mme Finley n'était toutefois pas en mesure de chiffrer le nombre de personnes qui, selon elle, devraient bénéficier de ces nouvelles mesures. «Je n'ai pas de chiffres avec moi en ce moment, a-t-elle dit. Mais nous tenterons d'aider les plus vulnérables.»

Le gouvernement espère faire oublier le tollé soulevé l'automne dernier par ses compressions de 45 millions en culture, en investissant 160 millions. Au moins 100 millions seraient notamment versés aux festivals culturels, de musique et d'humour, selon La Presse.

Enfin, selon Sun Media, le gouvernement Harper doublerait ses dépenses dans le secteur du tourisme pour garder les Canadiens chez eux et pour attirer les visiteurs étrangers. Quelque 150 millions seraient par exemple consacrés aux parcs nationaux.

Le ministre fédéral du Revenu national, Jean-Pierre Blackburn, a quant à lui défendu hier, sur les ondes de Radio-Canada, l'étendue des mesures annoncées. «Si on ne va pas assez loin dans les sommes qu'on va investir, on hypothèque le présent. Et si on va trop loin dans le déficit, on va hypothéquer le futur», a-t-il dit.

Les partis d'opposition attendent leur copie du budget

Le chef du Parti libéral du Canada, Michael Ignatieff, veut attendre de prendre connaissance du budget avant de signer l'arrêt de mort du gouvernement Harper ou de la coalition. «Une coalition reste une possibilité, elle reste sur la table. La seule chose que j'ai dite, c'est que je crois que c'est une responsabilité politique de lire le budget avant de le voter», indiquait M. Ignatieff la semaine dernière à Montréal. Selon lui, les Canadiens lui demandent d'accorder au premier ministre «une dernière chance de regagner la confiance de la Chambre».

À moins d'un miracle qu'ils n'espèrent plus, les néodémocrates voteront contre le budget. Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jack Layton, a justifié cette décision en affirmant qu'il avait «perdu confiance en la capacité de M. Harper de livrer ce dont les Canadiens ont besoin».

Le Bloc québécois de Gilles Duceppe se situe entre les deux, a indiqué son leader parlementaire Pierre Paquette en entretien téléphonique avec La Presse canadienne. «On a très peu d'espoir de retrouver dans le budget ce qu'on attend. Ceci dit, si M. Harper a compris le message de la population [...], peut-être que le bon sens aura triomphé. On va le savoir [demain]», a-t-il expliqué.

Les déficits sont inévitables, disent les syndicats

Les syndicats s'interrogent sur la portée du déficit de 34 milliards pour l'année prochaine. «Nous pensons qu'en temps de récession économique, les déficits sont inévitables», a indiqué le président du Syndicat canadien de la fonction publique, Paul Moist. La somme de 34 milliards avancée par le collaborateur de M. Harper ne lui paraît pas si énorme, compte tenu des circonstances difficiles dans lesquelles l'économie canadienne se trouve.

«Je ne vois pas comment il pourrait ne pas y avoir de déficit, ce serait probablement la pire des situations», a ajouté la présidente de la Confédération des syndicats nationaux, Claudette Carbonneau, qui attend le budget avec impatience pour voir quelles seront les mesures prises par les conservateurs pour relancer l'économie.

La dette fédérale s'élève désormais à 457 milliards. Avec les déficits annoncés pour les deux prochaines années, cette somme bondira de près de 15 %. Sous le couvert de l'anonymat, un proche de Stephen Harper a révélé à La Presse canadienne qu'il faudra attendre cinq ans avant de revoir un budget équilibré.

L'économie et l'emploi, la priorité des Canadiens

Près de la moitié des Canadiens souhaitent que l'économie et l'emploi figurent en tête de liste des priorités des gouvernements, indique une étude de la firme Multi Réso rendue publique hier. L'économie et l'emploi devraient être la priorité des gouvernements, selon 47 % des Canadiens et 35 % des Québécois. Les gouvernements ne doivent pas pour autant baisser les bras devant les problèmes des systèmes de santé. Quelque 29 % des Québécois et 17 % des Canadiens estiment que la santé devrait être la deuxième préoccupation des hommes et femmes politiques, devant l'environnement et l'éducation. À la veille du dépôt d'un budget déficitaire de 34 milliards, seulement 6 % des répondants ont indiqué que les finances publiques et la dette devaient être les priorités des gouvernements.

«Parmi la liste des sept éléments suivants -- l'économie et l'emploi, la santé, l'environnement, l'éducation, les finances publiques et la dette, les inégalités sociales et la sécurité du pays --, quelle devrait être la priorité des gouvernements pour l'année 2009, selon vous?», a demandé Multi Reso à quelque 1300 personnes âgées de 18 ans ou plus.

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( Avec La Presse canadienne )